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Pourquoi nous devons poursuivre les négociations conventionnelles

16 - 11 - 2016

Mercredi 16 Novembre, par Philippe Denoyelle, Président de l'Union Dentaire   Avec l’adoption par l’Assemblée nationale de l’amendement Touraine, les discussions conventionnelles ont changé de régime en raison des menaces brandies par la ministre de la Santé. C’est à cause de cela, et pour que cette négociation ne change pas de nature, que les syndicats représentatifs de notre profession doivent plus que jamais faire preuve de détermination et rester jusqu’au dernier instant à la table des négociations.   Parce que c’est pour nous la seule façon de faire en sorte que cette négociation demeure ancrée dans une logique de santé et qu’elle puisse aboutir à des mesures ayant du sens à la fois pour les chirurgiens-dentistes et pour leurs patients. Exactement le contraire de la démarche de saupoudrage financier inspiré à la ministre de la Santé par des motifs démagogiques tenant à la proximité des élections. C’est à nous, représentants de la profession, qu’il revient aujourd’hui de préserver la nature médicale et la finalité sociale de l’exercice conventionnel.   Parce que l’esprit et la lettre du dialogue conventionnel doivent être maintenus contre toutes les tentatives de démembrement ou de passage en force, en particulier contre celles engagées par un exécutif oublieux de sa propre philosophie politique. Le gouvernement affiche clairement sa volonté de peser sur le coût des actes prothétiques : comment imaginer que nous puissions lui laisser le champ libre en quittant la table des négociations au moment où nous devons au contraire nous montrer particulièrement résolus et combatifs ?   Parce que les discussions avec les représentants des différents régimes d’assurance maladie se sont engagées – et doivent se poursuivre – sur des thématiques et avec des perspectives auxquelles l’unité syndicale a donné une présence qui leur manquait auparavant. Au stade actuel, personne ne peut dire si les négociations pourront déboucher sur toutes les mesures que nous attendons pour améliorer la situation de nos consœurs et de nos confrères. Mais il est certain qu’un accord conventionnel – si accord il y a – sera plus favorable pour la profession qu’un règlement minimal piloté par le ministère.   Contre le fait du prince, la négociation doit prévaloir, car c’est la logique même qui fonde notre système de santé. C’est aussi une garantie pour l’exercice conventionnel futur des chirurgiens-dentistes et, au-delà, de l’ensemble des professions de santé.   Pour qu’elle se déroule avec la sérénité nécessaire, la négociation conventionnelle ne peut être expédiée à la va-vite. L’Union Dentaire mesure sa responsabilité à l’égard de la profession et entend prendre tout le temps nécessaire pour que soient étudiées et discutées sérieusement toutes les pistes susceptibles de déboucher sur un accord conventionnel équilibré dans le cadre du tripartisme. La ministre de la Santé ignorerait-elle donc qu’en pareil cas il faut savoir « laisser du temps au temps » ?

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