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Dénosumab ® : risque d'osteochimionécrose

29 - 07 - 2015

Nous vous avions mis en garde dans Convergences 12 des risques d’ostéochimionécroses des maxillaires (ONM), comparables à celles induites par les biphosphonates suite à la prise de Dénosumab ®.

Un des laboratoire commercialisant cette molécule vient de publier une information destinée entre autre, aux chirurgiens-dentistes. Une carte patient vient d’être mise en place afin de sensibiliser les patients sous traitement aux risques liés nos actes invasifs.

Le Dénosumab ® est commercialisé sous 2 noms, Xgeva et Prolia. Il est indiqué dans la prise en charge de l’ostéoporose,la prévention des complications osseuses chez les patients adultes atteint de tumeurs avec des métastases osseuses et pour les tumeurs à cellules géantes de l’adulte et de l’adolescent.

Le laboratoire Amgen SAS commercialisant le Xgeva ® nous informe dans cette note que son médicament est désormais contre indiqué chez les patients présentant des lésions non cicatrisées résultant d’une chirurgie bucco-dentaire, le risque d’ostéochimionécroses étant de 10%.

Un examen au cabinet est recommandé avant d’initier un traitement avec ce médicament.

Les chirurgiens-dentistes doivent être informés de la mise en route d’un traitement par les biphosphonates IV et le Dénosumab ®.

  • Des facteurs de risque de développer une ONM existent, et doivent être pris en compte :
  • Puissance de la thérapie inhibitrice de la résorption osseuse, voie d’administration, dose cumulée incluant les biphosphonates,
  • Cancer, comorbidités, tabagisme,
  • Traitement concomitants tels que les corticoïdes, les chimiothérapies, les anti angiogéniques, ou la radiothérapie locale,
  • Mauvaise hygiène bucco-dentaire, affections parodontales, extractions, prothèses iatrogènes.

La carte patient mise en place par le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) est destinée à rappeler au patient les consignes de sécurité à savoir dialogue chirurgien-dentiste /médecin, bonne hygiène, signes inquiétants tels que douleur, gonflement, suppuration, dent mobile…

Les professionnels de santé et donc les chirurgiens-dentistes doivent déclarer tout effet indésirable d’un médicament au Centre Régional de Pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent.

La survenue d’une ostéochimionécroses impose l’arrêt immédiat du traitement.

Mais des ostéochimionécroses peuvent survenir sans aucun facteur de risque dans une bouche entretenue et en parfait état. Le traitement lourd des ONM peut entrainer une résection maxillaire avec greffe fibulaire.

Communiqué de presse

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