Actualité sur l’UJCD

La présence de l’UNECD lors des négociations : l’UD dit OUI !

Vous trouverez ci-après la lettre envoyée Jeudi 22 Février à la Ministre de la Santé demandant officiellement d’autoriser la participation des organisations représentatives des étudiants en chirugie Dentaire, UNECD et SNIO, en tant qu’observateurs des négociations conventionnelles, comme le décret du 17/02 l’autorise pour les étudiants en médecine.

 


 

Madame la Ministre,

 

     Notre syndicat, l’Union Dentaire, représentatif de la profession des chirurgiens-dentistes a pris connaissance avec attention de la parution au journal officiel du 17 Février 2018, du décret permettant la participation des organisations d’étudiants ou de jeunes praticiens aux séances des négociations conventionnelles de nos confrères médecins.

 

     Toutefois, ce texte parle de profession médicale, pour autant ce décret ne vise pas les chirurgiens-dentistes bien que notre profession soit une profession médicale. En toute logique ce texte aurait donc dû élargir le champ de la présence des organisations étudiantes dentaires aux négociations en cours avec les régimes d’assurance maladies.

 

      Notre demande est d’autant plus justifiée que le gouvernement a souhaité que notre future convention intègre des dispositions qui engendreront des modifications profondes de nos conditions d’exercice en initiant une réforme. Nos futurs consœurs et confrères seront directement impactés dès leur entrée dans notre profession. Il nous semble donc légitime et souhaitable que leurs organisations représentatives assistent comme observateurs aux débats qui concernent l’avenir de la chirurgie-dentaire.

 

La prochaine séance plénière de négociation étant le 16 Mars, nous souhaitons que vous donniez suite à notre demande et que vous saisissiez vos services afin que l’élargissement de ce décret fasse l’objet d’une publication rapide au journal officiel.

 

      En vous remerciant par avance, je vous prie de croire madame la ministre en l’assurance de ma haute considération.

 

 


 

Vous pouvez trouver cette lettre en PDF, ici.

L’unité syndicale est indispensable, mais à quel prix ?

 

Billet d’humeur de l’ensemble des négociateurs UD

 

L‘ensemble de la profession est d’accord avec cet adage, nous serons meilleurs ensemble alors que la désunion nous conduira tout droit à notre perte.

L’Union Dentaire s’efforce de maintenir cette union à flot depuis bientôt deux ans, avant le début des négociations, mais il y a des mensonges qui ne passent plus. Quand certaines déclarations trompent délibérément les praticiens et bafouent certaines règles simples, comme l’honnêteté qui permet de vivre des négociations dans un climat d’écoute et de respect mutuel, il est urgent de les dénoncer et de repartir sur de nouvelles bases saines qui permettront à la profession d’avancer vers un exercice conventionnel qu’elle souhaite le plus proche possible de ses exigences et de ses attentes. 

 

Il n’est plus acceptable de lire les écrits du « premier » syndicat dentaire de France :  

  • « La porte du cabinet d’une Ministre peut s’ouvrir à la profession, ce n’est pas pour autant que nous sommes écoutés. »  FAUX, nous sommes écoutés mais nous ne sommes pas le centre du monde et l’ensemble de nos demandes et de nos desiderata ne pourront pas être pris en compte, nous le savons. Négocier, c’est dialoguer, écouter le point de vue des partenaires sociaux, des représentants qualifiés d’États de chacune des branches de l’assurance maladie en vue d’aboutir à un accord.  

 

  • « L’objectif en termes de santé publique est donc de recourir le plus possible à des actes prothétiques délabrants, plafonnés à des niveaux inacceptables, au détriment d’actes plus conservateurs » FAUX…Bien sûr, JAMAIS aucune de ces paroles n’a jamais été prononcée et encore moins envisagée. Il s’agit d’un mensonge et d’une exagération qui ne servent qu’à entrainer la profession dans une spirale négative. 

 

  • « La profession doit se réveiller et ne pas sombrer dans un pessimisme ambiant bien alimenté par certains représentants de la profession qui agitent inlassablement le chiffon rouge de « l’horrible règlement arbitral » loin d’être pire que ce projet infâme. » NON et NON, nous n’avons pas le droit d’appeler à la division, pas dans ces moments importants pour l’avenir de notre exercice.

 

  • « Les représentants de la FSDL viennent de signifier leur colère et leur indignation aux représentants de la CNAM devant une proposition de texte conventionnel si éloignée des réalités médicales. » FAUX ou alors leur Président, c’est Dr Jekyll et Mr Hyde. Le Docteur Solera était le premier à féliciter le directeur général de l’assurance maladie Nicolas Revel des avancées des nouvelles propositions lors de la dernière séance plénière tout en signifiant que certaines d’entre elles seraient bien sûr à revoir ; mais NON, à aucun moment en séance ils n’ont signifié leur colère. Cette affirmation ne vise qu’à tromper les praticiens en leur faisant croire que ce sont les seuls défenseurs de la profession. Heureusement, il n’en est rien !

 

  • L’Union Dentaire n’accepte pas que la FSDL puisse faire double jeu en proposant en séance, par l’intermédiaire de son président, le plafonnement des inlays core et des couronnes coulées à 190 euros devant l’ensemble des représentants des régimes d’assurance maladie obligatoire et complémentaires, et se présente ensuite comme le chevalier blanc anti-plafonnement. 

 

 

L’Union Dentaire appelle officiellement la FSDL à changer de politique de communication et à opter pour l’exact reflet de ses prises de positions officielles en séance afin de ne plus fausser ni polluer les négociations conventionnelles.

 

Une nouvelle convention, si elle est signée, et nous en sommes encore loin, sera une synthèse des propositions des trois syndicats et des partenaires sociaux dans une enveloppe contrainte par le gouvernement, enveloppe que nous voulons toujours plus importante.

– Il est donc urgent que tous les syndicats adoptent une démarche commune de défense de la profession.

– Il est aussi urgent que la seule priorité commune de TOUS nos syndicats soit l’avenir de notre exercice pour les générations actuelles et les futures.

 

 

Quelle est alors la volonté de l’UD en publiant ce billet d’humeur ?

 

 

L’UD appelle à nouveau solennellement à l’UNION, mais à la vraie, pas à une mascarade de façade qui promet ou affirme tout et son contraire dans la même journée.

 

Nous allons devoir continuer à nous battre ENSEMBLE pour négocier un texte où le plus grand nombre pourra se retrouver. Bien sûr, il ne sera pas celui de nos rêves mais il devra être une base acceptée par l’ensemble de la profession permettant de sortir de ces négociations conventionnelles par le haut. Le temps de la VERITÉ est venu.

Les documents de la séance d’aujourd’hui !

Avant de vous livrer notre analyse et le compte rendu de la séance d’aujourd’hui, vous pouvez dès à présent retrouver les documents de l’UNCAM et la mise à jour de notre tableau comparatif des propositions.

 

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A suivre…

Négos : Un risque d’enlisement

 

Allons-nous voir le retour des « bonnes vieilles recettes » que ne rougissent pas d’utiliser régulièrement les responsables de l’action publique lorsqu’ils risquent de perdre la main ? Celles qui consistent à jouer la montre pour tenter de faire pression sur les syndicats dans l’espoir que, pressés par l’approche des échéances de fin de négociation, ceux-ci réduisent leurs revendications et finissent par accepter ce qu’ils refusaient catégoriquement quelques semaines auparavant ?

 

Ce risque d’enlisement est aujourd’hui devenu bien réel, près de cinq mois après l’ouverture des négociations conventionnelles. Nous sommes toujours en attente d’une prise de position de l’UNCAM – autrement dit : du ministère de la Santé – sur plusieurs points essentiels qui conditionnent la poursuite des discussions. Par ailleurs, nous constatons que l’UNOCAM a décidé, une fois de plus, de jouer la montre, prenant pour prétexte la difficulté de parvenir à une position commune des familles qui la composent.

 

Évidemment, tout cela va à l’encontre du bon déroulement des négociations et de l’intérêt de la profession. Ce qui conduit l’Union Dentaire à s’interroger sérieusement quant à la possibilité d’aboutir à une réorganisation de fond de notre exercice conventionnel, objectif qui nous paraît toutefois encore accessible (mais pour combien de temps ?). Comment la situation se présente-t-elle aujourd’hui ?

 

L’enveloppe financière n’a encore fait l’objet d’aucune définition précise de la part du ministère, et l’UNCAM semble bien naviguer à vue, alors qu’il est devenu impératif de travailler en détail sur les aspects financiers, en particulier sur l’investissement net des régimes d’assurance maladie pour assurer la revalorisation des soins et l’inscrire dans la durée. En raison de son patronage présidentiel, le projet de RAC 0 est devenu pour nos interlocuteurs un exercice obligé auquel ils tendent à donner la priorité, en dépit de la confusion qui règne sur ce sujet. Cela retarde et déséquilibre gravement la négociation conventionnelle proprement dite.

 

Pour notre part, nous n’oublions pas la finalité des négociations : parvenir à un texte qui traduise et organise un renversement complet de perspective pour notre exercice conventionnel tout en assurant la pérennité et la sécurité de ce nouveau dispositif. Un changement attendu par tous depuis des années et dont l’importance, ainsi que les conséquences, justifie amplement que ce nouveau texte conventionnel ne soit pas décidé à la hâte ni de façon réductrice. Car il ne s’agit pas seulement de la tarification des actes et des plafonnements : c’est l’ensemble du champ conventionnel qui est à réformer !

 

Voilà près de deux mois qu’aucune séance plénière de négociation n’a eu lieu et compte tenu du travail qui reste encore à accomplir, il est essentiel que le calendrier soit nettement renforcé et que chaque séance à venir soit consacrée de façon très concrète à une thématique donnée. Le flou qui entoure le RAC 0 nous a déjà fait perdre beaucoup de temps, et nous pensons que ce sujet devrait être examiné de façon spécifique pour ne pas interférer dans le bon déroulement des séances. À condition, cela va sans dire, que celles-ci ne soient pas annulées ou reportées au dernier moment !