Une force de combat et une dynamique pour faire échec à l’aveuglement confédéral

Voilà maintenant trois ans que se sont déroulées les élections aux URPS et que la CNSD a obtenu le statut de syndicat majoritaire, avec juste un peu plus de 50% des suffrages. Voilà maintenant trois ans que la chirurgie dentaire subit la loi de la Confédération et les conséquences néfastes de son absolutisme autiste. Voici que se dessinent aujourd’hui, avec la mise en œuvre des avenants 2 et 3, des jours bien sombres pour notre profession.

Depuis trois ans, quelles avancées ? Strictement aucune, mais au contraire de nouvelles obligations et un recul manifeste. Obligations à l’égard de l’Unocam en particulier : les complémentaires ont bien pris garde à ne pas s’engager, alors que la charte dite « de bonnes pratiques » leur livre la profession. Recul de nos conditions d’exercice et de nos honoraires, avec la perte de valeur de nos actes, non réévalués depuis six ans. Tel est le dramatique constat de la « gouvernance confédérale » au cours des trois dernières années.

Alors que l’avenant 2 commence à produire ses effets et qu’un devis dangereux et absurde nous est imposé — accompagné des contrôles de la DGPP —, l’avenant 3 vient d’être publié au Journal officiel. Quelles en sont les conséquences concrètes pour nos consœurs et nos confrères ?

Pour nous, cela signifie plus de contraintes et l’obligation d’utiliser une pseudo-CCAM qui gèle pour longtemps les actes de la vieille NGAP dans un replâtrage moderniste fait de codes et de libellés complexes. Nous réclamons tous une légitime revalorisation de nos actes, et qu’avons-nous obtenu ? Rien d’autre qu’une scandaleuse aumône, hélas bien en accord avec le misérabilisme de ces avenants.

Les régimes d’assurance maladie sortent grands gagnants de cet exercice conventionnel aux piteux résultats. Les complémentaires obtiennent sans coup férir, et sans contrepartie, les codifications de nos actes et font peser sur la profession de nouvelles obligations. L’avenant 2 organise le plafonnement de nos actes pour un nombre toujours croissant de patients (ACS en plus de la CMU).

Ce dispositif conventionnel risque d’être renforcé demain par les mesures qui seraient issues de la PPL Le Roux si cetexte liberticide était, par malheur, adopté. Liberticide, car ce projet, en donnant aux mutuelles des moyens de contrôle supplémentaires de leur clientèle, conduirait immanquablement à réduire leur liberté et se traduirait, pour nous praticiens, par une immixtion intolérable dans nos choix thérapeutiques.

Oui, la profession est aujourd’hui en danger. Oui, la gravité de la situation appelle de profonds changements. Oui,l’UJCD-Union dentaire est et sera, aux côtés des consœurs et des confrères, la force de combat et de rassemblementpour l’avenir de la profession.