L’Union Dentaire est présente pour vous, avec vous

Depuis le 17 mars, vous attendiez le jour où vous pourriez reprendre le chemin de vos cabinets. Deux mois d’incertitudes, de colère, de résignation, de hauts et de bas, de solitude et d’interrogations.

En ce 11 mai, certains sont repartis avec enthousiasme et optimiste. D’autres avec de l’inquiétude. Nos réactions sont à l’image de notre profession : variées. En revanche, s’il y a un sentiment que nous avons probablement tous partagé, c’est l’impression de naviguer à vue, dans le flou. Nous avons obtenu des réponses certes. Mais il y a encore beaucoup de questions.

 

Ce qui a été obtenu

Grâce à la ténacité des deux syndicats signataires, les chirurgiens-dentistes ont pu bénéficier d’un certain nombre de droits et d’aides que d’autres professions n’ont pas eu la chance d’obtenir.

  • Le chômage partiel, pour vos salariés, a fini par être obtenu après de longues semaines d’attente pour vous et de négociations pour nous. Certains ont déjà reçu leur indemnisation. Ca ne devrait pas tarder pour l’ensemble de la profession
  • Vous avez été éligible aux prêts garantis par l’Etat (PGE)
  • L’Union Dentaire a obtenu de la Caisse de retraite (CARCDSF) trois versements de 1500€ pour chaque cotisant, ajouté à un étalement des prochaines échéances. Le premier virement a été effectué.
  • L’indemnité compensatoire de l’Assurance Maladie n’est pas une avance à rembourser mais bel et bien un aide pour couvrir vos charges fixes. L’action depuis plusieurs années des deux syndicats signataires a permis cette avancée positive. Car si nous n’avions pas signé la convention et que nous avions désigné la CNAM comme le bouc émissaire de tous les maux de la profession comme certains ne se privent pas de le faire, nous n’aurions eu aucun poids et aucune légitimité pour obtenir cette indemnité.

 

Ce qui n’a pas été obtenu

Seuls les assureurs n’ont pas assumé leur rôle dans cette crise majeure. Les cotisations ont continué à être prélevées. Elles qui sont lourdes en temps normal, vous apparaissent encore plus amères aujourd’hui que votre activité est réduite.

L’Union Dentaire l’a martelé depuis le début de la crise : nous sommes déterminés à ce que vous obteniez des compensations de vos compagnies d’assurance. A ce jour, nous vous conseillons, à titre individuel, de vous rapprocher de vos assureurs pour négocier vos contrats. Il semble que certains assureurs locaux bénéficient d’une marge de manœuvre plus large, pour garder leur clientèle, que leurs sièges nationaux.

 

Les conditions de la reprise

Des protocoles précis ont été rédigés pour que vous et vos personnels puissiez reprendre dans des conditions sanitaires de haute sécurité. L’objectif est de redonner confiance à vos salariés et à vos patients pour qu’ils reviennent au cabinet. Et de vous rassurer pour que vous ne vous mettiez pas en danger, vous et vos proches.

Nous avons conscience que ces protocoles sont contraignants et entravent votre activité. Le suréquipement, le temps d’aération entre chaque patient et la surprécaution sont des freins à votre productivité.

Il reste encore la problématique des masques et EPI. Sans aucun doute, la distribution est à flux tendu. La profession a obtenu une dotation de l’Etat de 24 masques FFP2 par semaine qui est disponible en pharmacie de manière aléatoire selon les régions, les villes voire même les quartiers. Cela renforce vos inquiétudes pour l’avenir.

 

Votre futur exercice

C’est pourquoi, l’Union Dentaire est décidé à continuer de vous défendre et de vous apporter toutes les assurances pour que vous tous, sans exception, puissiez continuer à exercer dans les meilleures conditions. Nous avons été présent pendant la crise. Nous serons là pour la reprise.

L’Union Dentaire a d’ores et déjà, depuis plusieurs semaines, fait les demandes suivantes :

  • A l’assurance Maladie :
  1. de reprendre les discussions conventionnelles pour prendre en compte le changement dans nos exercices et nos pertes d’activité. Olivier Véran, Ministre de la Santé, nous les a accordées. Depuis plusieurs semaines, nous travaillons déjà aux solutions à présenter : cotation d’un acte supplémentaire de surcout ? Cotation d’un forfait journalier ?
  2. de prendre en charge et valoriser vos téléconsultations, non seulement pour la période du confinement, mais aussi de manière pérenne pour l’avenir
  • Aux compagnies d’assurance :
  1. Prévoir d’indemniser nos pertes et d’entamer des négociations pour tenir compte de notre changement d’exercice

 

Notre engagement auprès de vous

Cette période est dramatique pour certains. L’Union Dentaire est résolue à défendre la profession toute entière et à ne pas laisser un praticien sur le bord du chemin. Durant la fermeture de vos cabinets, nous avons multiplié les réunions à distance, les échanges, les groupes de travail avec les institutions (Ministère de la Santé, Assurance Maladie, Conseil de l’Ordre, CARCDSF, …) et nous avons obtenu des avancées. Ce n’est pas assez.

Notre travail n’est pas fini. Il ne fait que commencer.

Vous pouvez nous faire confiance : l’Union Dentaire est là pour vous puissiez reprendre une activité en toute sécurité et pour que vous bénéficiez de soutiens économiques qui assureront la pérennité de vos cabinets. Nous sommes présents pour vous, avec vous.

 

Philippe Denoyelle
Président de l’Union Dentaire
Chirurgien-dentiste (Bergerac, 24)

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