Steichen, fondateur de Dentexia, est en prison !

Pascal Steichen est inculpé et écroué en détention provisoire. Il était temps que la justice se fasse. Pour cette icône de la presse professionnelle dentaire dans les années 2000, puis vendeur de formations  (reprises en main par sa femme, après le « scandale Dentexia » et elle aussi inculpée) et enfin créateur d’une chaîne low cost où il mettait en application ses techniques d’augmentation de chiffre d’affaires, enseignées pendant des années.

Sa chaine de low cost s’est avérée surtout être une officine d’escroquerie financière et de désastre sanitaire.

Le temps est venu d’assumer juridiquement et financièrement le scandale qu’il a causé.

Les principaux chefs d’inculpation sont : pratique commerciale trompeuse, tromperie aggravée, blanchiment en bande organisée, banqueroute, fraude fiscale, abus de confiance, fraude fiscale, escroquerie en bande organisée. Le trésorier de Dentexia étant quant à lui soupçonné de recel d’escroquerie. Excusez du peu !!!

 

Malheureusement les politiques et les médias, après en avoir fait le nid pour les premiers et l’apologie pour les autres, ne veulent toujours rien comprendre et ne régulent pas ce business des low cost ! Tout en facilitant leur création, c’est la loi HPST de 2009 qui en a diminué le contrôle, laissant ainsi la porte ouverte à toutes les dérives dont Dentexia est le paroxysme.

 

L’IGAS, dans un rapport de janvier 2017 commandé par Marisol Touraine suite au scandale, et seulement rendu public à l’été 2018, fait une vingtaine de propositions pour éviter un nouveau scandale oubliant les deux principales : l’interdiction des holdings et sociétés satellite et l’obligation d’installation sur tout le territoire et pas seulement dans les zones urbaines déjà surdotées. Ses propositions visent à redonner plus de contrôle aux ARS, sur les dérives financières et les manquements aux normes de santé,  mais aussi  aux dentistes conseils, sur la régularité des actes.

Mais paradoxalement, rien sur l’opposition à la créations de nouveaux centres de santé dentaire !

Rien non plus sur l’interdiction d’installation dans les zones surdotées, rien sur les dérives mercantiles qui ne manqueront pas par des montages financiers nouveaux : qui peut croire que ces sociétés investissent dans des cabinets multiples privilégiant les actes rémunérateurs juste par altruisme et bien-être de leur prochain ? C’était pourtant le « pseudo » but premier du législateur en autorisant des centres de soins à but non lucratifs, subventionnés qui plus est.

 

C’est pour cela que l’Union Dentaire mène et mènera le combat là où il doit l’être, au niveau politique et dans toutes les instances où elle siègera : commissions paritaires départementales, régionales et nationales ainsi que dans les groupes de travail de négociation conventionnelle, ainsi qu’au niveau ordinal.