Sortie de route ?

Par Jacques Le Voyer, Conseiller du Président

 

La lecture de l’éditorial du journal éponyme du syndicat dentaire CDF 1835/1836, m’a laissé pantois ! Le secrétaire général confédéral y expose notamment sa vision de la gestion conventionnelle du syndicat qu’il représente.

Certes, j’aurais pu à l’instar du titre de cet éditorial suivre le conseil de son auteur. « Bien faire et laisser dire » mais la caricature qu’il présente m’impose une réaction sans compromis ! Qu’un responsable confédéral d’un tel niveau se permette d’écrire sur un tel ton est singulier. N’y aurait-il qu’un syndicat signataire, qu’un seul syndicat qui porterait cette nouvelle convention ? Sans les représentants des CDF et leurs experts, les débats dans les groupes de travail auraient-ils été mornes et leur vacuité affligeante ? Eh bien non n’en déplaise à l’auteur de cet éditorial, l’UD n’est pas un satellite de plus qui tournerait autour de la planète confédérale. Ses responsables ET ses experts ont participé et participent EUX AUSSI activement aux 9 groupes de travail comme cela est prévu par le texte conventionnel. Ils sont aussi présents et font entendre leurs voix pour participer à la vie conventionnelle.

Je tiens aussi à rappeler à l’auguste auteur de cet éditorial que les responsables de l’Union Dentaire n’ont de cesse AUX COTÉS DE CEUX DE SON SYNDICAT de défendre la convention que notre président a signé avec le sien. Qu’ils battent la campagne partout en France pour présenter et expliquer à nos consœurs et confrères au travers de prés de 90 réunions (une paille !) la mise en place de cette réforme. Sans jamais tirer la couverture à nous, alors que nous pourrions rappeler qu’il aura fallu plus de vingt ans aux responsables de notre syndicat pour amener ceux du sien à négocier enfin cette réforme avec nous.

Magnanimes, je mettrai ce dérapage fâcheux sur le compte d’un manque de recul lié à une prise de fonction récente. Je lui rappelle que l’Union Dentaire travaillera toujours à l’unité syndicale, sans abdiquer jamais de sa liberté de parole pour faire avancer et défendre notre profession. Mais l’Union ne peut se construire à sens unique, aussi je préfére l’exigence de l’altérité à l’aveu de faiblesse qu’est la tentation hégémonique.