ADF 2018 : Une belle réussite pour l’Union Dentaire !

La très grande fréquentation de notre stand, le succès de la séance d’explication de la nouvelle convention et enfin l’audience de la séance politique de l’ADF encourage l’ensemble des cadres de l’UD à continuer leur travail pédagogique. Notre choix de signer cette nouvelle convention, celle qui permet de sauver la profession du Règlement Arbitral et d’ouvrir ce texte vers l’intégration de nouvelles techniques et perspectives innovantes, devient de plus en plus une évidence pour nombre de consoeurs et confrères.

Les très nombreux adhérents, sympathisants et nouveaux adhérents qui sont venus sur notre stand, s’ils montraient quelques inquiétudes pour sa mise en oeuvre , reconnaissaient tous l’intérêt de cette nouvelle convention qui, par l’apparition de nouveaux actes en 2019 et de revalorisation des soins, entame le début de l’affranchissement des praticiens à la dépendance de la seule prothèse pour équilibrer leur exercice.

 

Il est à noter d’ailleurs que lors de la séance politique de l’ADF, admirablement dirigée par Thierry Guerrier, Patrick Soléra, président de la FSDL, a reconnu qu’un certain nombre de points étaient positifs dans cette convention, points qu’il a énuméré sans exhaustivité. Cette séance aura par ailleurs permis à un public très important, de comprendre les enjeux de la négociation et l’issue favorable de celle-ci pour notre profession : l’obtention du plus gros investissement jamais obtenu sur les soins de prévention et les soins conservateurs, l’indexation de nos actes, l’évolution du texte qui deviendra désormais continue au sein de GT fréquents et surtout, le maintien d’un espace de liberté conséquent qui, sous règlement arbitral, était inexistant.

 

Enfin, et cela est le coeur de métier de l’UD, notre séance d’explication de la nouvelle convention, prolongée par celle de l’outil d’aide à la cotation, a fait salle comble ; ce qui montre que dans un climat serein et positif, les acteurs de notre profession comprennent alors le bien fondé du document signé, débarrassant définitivement la profession du spectre d’un exercice non conventionnel et sans liberté.

Ce fut aussi l’occasion de prouver que notre syndicat assumait pleinement sa fonction, son rôle et son devoir en fournissant à tous des explications claires, précises et applicables. Des documents d’aide à la mise en place des nouvelles mesures et un outil interactif d’aide à la cotation et d’utilisation de la CCAM ont été présentés et accueillis très chaleureusement par l’ensemble des praticiens qui ont assisté à cette présentation.

 

L’Union Dentaire déclinera cette présentation jusqu’ à la date de mise en oeuvre de cette nouvelle convention. Vous pouvez dès à présent retrouver l’ensemble des dates de réunions, vous y inscrire et venir découvrir votre nouvel outil de travail et partager vos questionnements et interrogations avec nos cadres régionaux.

L’Union Dentaire vous attend !

L’engagement qui nous unit !

Alors que le congrès annuel de l’ADF, LE congrès de toute notre profession, va s’ouvrir, les rencontres qui se dérouleront à cette occasion vont permettre à nos consœurs et confrères d’échanger sur les nouvelles perspectives qui s’ouvrent pour leur avenir avec l’arrivée de la nouvelle convention.

L’UD sera en pointe dans ce dialogue pour vous éclairer. Cette convention va marquer un virage dans notre exercice. La position archaïque de certains dont le fonds de commerce est la caricature, l’invective et l’opposition à tout accord, joue sur la peur. Nous serons à vos côtés pour vous rassurer, vous expliquer les enjeux de la nouvelle convention.

  • Tout d’abord, ses cadres seront à votre écoute pour dialoguer sur son stand 1M21. 
  • L’UD vous invite le Jeudi 29 Novembre de 14h à 17h, salle 353 (3e étage-côté Neuilly-zone bleue ) à participer à la séance annuelle qu’elle tient et tout particulièrement cette année où nous vous présenterons des outils pour vous accompagner et optimiser l’utilisation de cette convention. 
  • Enfin , lors de la table ronde animée par Thierry Guerrier, le Vendredi 30 Novembre à 10h30 Amphithéâtre Bordeaux, nous vous présenterons notre vision de cette nouvelle convention, son incidence sur notre exercice et ses perspectives évolutives. 

Comme nous l’exposons depuis que l’UD s’est engagée par sa signature , à la différence de toutes les anciennes conventions, celle-ci n’est pas figée, loin de là et déjà, 7 groupes de travail sur les 9  prévus par ce texte ont commencé à se réunir pour compléter, améliorer le texte signé. D’autres sont prévus pour assurer le suivi de l’impact de cette évolution profonde sur notre exercice. 

Rappelons que seuls les syndicats signataires participent à ces groupes de travail qui mettront en place notamment l’indexation de nos actes sur l’évolution des charges de nos cabinets (réclamée depuis de nombreuses années) mais aussi réfléchiront à l’évolution de la démographie, à l’accueil et aux soins des patients handicapés et au nouveau devis conventionnel.

Cependant, l’UD n’est pas décidée à valider tout et n’importe quoi. La preuve en est avec le début de la négociation de l’avenant 1 à cette nouvelle convention, où nous sommes le seul syndicat qui se bat pour que les patients ACS, cotisants à une mutuelle, ne soient pas assimilés aux patients CMU-C, dans l’intérêt des patients eux-mêmes et bien sûr des chirurgiens-dentistes.

Le 1er avril 2019, les premières mesures se mettront en place. L’avenir est ouvert et l’UD s’engage à continuer son combat, votre combat, pour faire de cette nouvelle convention l’acte fondateur d’un changement de notre exercice dans l’intérêt de toutes et de tous.

Assistantes Dentaires Qualifiées de niveau 2

L’Union Dentaire vous propose l’interview d’Arnaud Desclos de La Fonchais, Trésorier Adjoint National, mais aussi membre titulaire des deux commissions créées afin de permettre au paritarisme (employeurs/employés), au travers de l’APCDL, de fonctionner dans nos cabinets :

  • La Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation (CPPNI)
  • La Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CPNE-FP)

 

 

Quelle est la position de l’UD quant au projet d’Assistantes Dentaire Qualifiées de niveau 2 ?

 

La délégation de tâches a toujours été le « bébé » de l’UD/UJCD et ceci depuis plus de 20 ans.. mais à l’époque c’était sans doute trop précurseur..( voir sur ce sujet de très nombreux articles dans nos différentes publications (Convergences, etc.. ).

C’est maintenant devenu d’actualité suite, notamment, à la sur-transposition dans le droit français de la directive européenne sur « l’accès partiel » et le risque d’apparition « d’hygiénistes » en France.. Du coup, toute la profession se mobilise d’autant plus qu’au sein de la CPNEFP des discussions s’étaient déjà engagées pour essayer de faire évoluer les salariés au sein de nos cabinets.

D’où l’idée qui a rapidement fait consensus d’être une « force de proposition » en mettant en place dans le cadre de la formation permanente de nos salariés un enseignement adapté et ceci afin de s’opposer à certains « grands noms de la formation » en France et qui auraient déjà, semble-t-il, des projets très avancés.

 

Où en est le projet ?

 

Le ministère a provoqué une réunion fin juin sur ce sujet et on en a effectivement senti en filigrane la volonté des créer une nouvelle profession d’hygiéniste dentaire.

La CPNEFP a mandaté notre Opca Actalians pour travailler sur ce sujet, mais la mise en place du projet  est compliquée notamment à cause des relations avec le ministère.

De son côté la CPNEFP, en se fondant sur  un référentiel établi par l’UD comme base de travail , a mis en place un comité de pilotage auquel participe des représentants des trois syndicats patronaux représentatifs ; ce copil a notamment recueilli de nombreux avis dont celui de l’ADF.

 

Et le futur ?

 

Cette nouvelle mouture du référentiel qui doit être présentée à la prochaine réunion avec le ministère à été très difficilement et partiellement validée lors de la CPNEFP du 25 octobre dernier.

Difficilement car paradoxalement, même si officiellement un certain syndicat prône une délégation de tâches médicales, dans les faits au travers de beaucoup de circonvolutions de langage ( par exemple au lieu de dire détartrage, il voulait participation à l’élimination de dépôts), il est plutôt en réalité récalcitrant en la matière. 

 

L’UD, quant à elle, continuera à porter ce projet dans le futur tout comme elle l’a fait depuis des années.

Egalité Femme Homme au travail, où en sommes nous ?

Par Sophie Brassart, Vice-Présidente de l’Union Dentaire

 

A l’heure où le monde entrepreneurial se prépare à mettre en place des mesures tendant à rendre l’égalité femme homme des plus concrète dans l’entreprise, on peut se poser la question: quid dans la sphère libérale et plus particulièrement des chirurgiens dentistes ? 

Depuis 1946 les lois concernant l’égalité parité dans le milieu professionnel sont concentrées sur la sphère salariale sous la pression du droit international et plus récemment du droit communautaire. 

Concernant les professions libérales, des textes se sont attachés à aménager les conditions d‘interruption d’activité dans le cadre de la maternité et plus récemment à imposer la parité dans la gouvernance des ordres. Nous pourrons d’ailleurs en voir dans notre profession les premiers effets avec les élections ordinales de 2019.

 

L’UNAPL a depuis longtemps mis en place des mesures permettant l’obtention entre autres des indemnités maternité des travailleuses indépendantes.

Elle crée en 2012 le think tank « femmes professions libérales » afin de réfléchir aux moyens d‘améliorer l’image de l’exercice libéral pour le rendre plus attractif et de permettre une meilleure conciliation entre vie personnelle et vie personnelle.

 

Les professions de santé avec l’arrivée sur le marché du travail de promotions nouvellement diplômées de plus en plus féminines et plus particulièrement celle de chirurgien dentiste qui se féminise jusqu’à atteindre 45% aux abords de 2030 dont 59% pour les moins de 30 ans (drees.solidarités-santé.gouv.fr).

Les plus jeunes choisissent majoritairement le salariat ou le travail en groupe au contraire des hommes qui préfèrent le libéral. Devant ce constat nous pouvons nous poser la question du pourquoi.

Il est toutefois indispensable de faire évoluer au même niveau que les salariés les conditions de travail des professions libérales afin d’améliorer l’attractivité de notre profession auprès des femmes. 

 

Des réflexions peuvent se faire sur l’amélioration du retour après la maternité, les semestres de cotisations retraite perdus la plupart du temps après un arrêt, la difficulté d‘associer vie professionnelle libérale très chronophage et la vie personnelle. Les nouvelles générations voudront de plus en plus concilier cela.

Des réflexions, des pistes seront à trouver et à appliquer pour permettre non pas une égalité femme homme mais une équité dans les conditions de travail.