L’UD se bat pour les inlays-onlays  

 

Nous pouvons être partenaires conventionnels et engager des rapports de force avec l’assurance maladie sur des sujets essentiels de santé publique et indispensables à l’avenir de la profession.

La signature conventionnelle a permis de protéger la liberté tarifaire de 30% de nos actes qui sont les actes les plus novateurs de la dentisterie.  Si cela a permis également une valorisation conséquente des soins conservateurs et une meilleure prise en compte de la prévention, cela n’est pas suffisant.

 

L’usage des inlays onlays doit également représenter une part conséquente de notre exercice car elle préserve l’intégrité pulpaire et permet une économie tissulaire dans la réparation des lésions dentaires.

Si la base de remboursement a été nettement valorisée lors de cette signature conventionnelle ( TRSS : 100€ )  il n’en reste pas moins que les inlays/onlays figurent toujours au chapitre des soins au sein de la CCAM  alors qu’il s’agit d’actes prothétiques. Cela prive nos patients des remboursements adéquats de la part des mutuelles.

 

Nous réclamons que les Inlay Onlay 2 ou 3 faces qu’ils soient en composite ou en céramique rejoignent le chapitre de la prothèse et bénéficient ainsi des mêmes coefficients de remboursement qu’une couronne.

 

Malheureusement la CNAM s’apprête encore à porter un nouveau coup à cet acte en voulant interdire son usage au bloc incisivo canin sous prétexte de confusion avec une facette, acte non pris en charge par l’assurance maladie et préconisé souvent pour des indications esthétiques.

Nous rappelons que si l’ancienne convention permettait une substitution par certains confrères d’une facette avec un onlay 1 face ;  ce dernier est un acte médical qui n’existe dorénavant que dans sa forme 2 ou 3 faces et est destiné à la réparation de lésions dentaires.

Vouloir interdire son usage au bloc antérieur dans le cadre de lésions plus ou moins importantes c’est faire la part belle à la couronne beaucoup plus destructrice et cela va à l’encontre d’une dentisterie novatrice, respectueuse du tissu dentaire. L’UD continuera à défendre ces valeurs.

 

Au cours de la réunion CHAP (Commission de Hiérarchisation des Actes médicaux et Prestations ) du 6 février 2020 à laquelle elle est invitée à participer, l’Union Dentaire refusera que la prise en charge de l’Inlay Onlay 2 ou 3 faces  ne soit réservée qu’au  seul bloc prémolomolaire. Cela constituerait une véritable régression en terme de santé publique. De plus cela va à l’encontre des principes mêmes énoncés par Mr Nicolas REVEL, directeur de l’assurance maladie, et inscrits dans le texte conventionnel qui souhaite privilégier le recours à des actes plus respectueux des dents et des tissus dentaires, en favorisant la qualité et la pertinence des pratiques. 

 

 

Par Alain DARY, Conseiller Convention de l’Union Dentaire 

Reforme des retraites : Faisons le point !

Une nouvelle réunion de concertation s’est tenue le 14 Janvier au ministère concernant la réforme des retraites.

Les trois syndicats représentatifs y ont été conviés. L’Union Dentaire était bien sur présente.

De nombreux points importants ont été évoqués et notre représentant et conseiller retraite, Hervé Baelde en fait le point :

 

1) Les cotisations :

De nombreux indépendants cotisent beaucoup moins que les chirurgiens-dentistes. A fin de ne pas faire exploser les charges, une baisse de l’assiette des cotisations sociales sera dans le projet de loi. Celle-ci serait de 30 %. Ce point est primordial et fait partie des précisions demandées par l’UNAPL. Selon les calculs, cela irait jusqu’à plus de 9000€ pour un praticien gagnant environ 120000€. Comme nos cotisations retraite sont déjà équivalentes au régime universel et que les rendements sont très proches, cela se fera pratiquement sans influence sur nos niveaux de pension.

Pour les praticiens dépassant 120000€ de revenus (supérieurs à 3 PASS, Plafond Annuel de Sécurité Sociale ), seule la cotisation de solidarité sera appelée. Celle-ci n’ouvrira pas de droits. 

Le régime est certes universel, mais il n’est pas unique. Comme la cotisation des libéraux est inférieure à celle des salariés entre 1 et 3 PASS (revenus compris entre 40 et 120000 €), ceux-ci auront mécaniquement des pensions de retraite inférieures.

 

2) Les flux financiers :

Les réserves de la CARCDSF resteront notre propriété. Comme le Régime Universel est un système  par répartition, les cotisations versées au nouveau régime serviront aussi à financer les prestations des retraités, qu’ils soient actuels ou futurs.

Nos réserves serviront donc à payer les engagements du passé dus notamment à la baisse du ratio cotisants/retraités. Mais comme notre évolution démographique s’améliore, celles-ci seront maintenant surdimensionnées. Il faudra donc réfléchir à leur affectation. 

 

3) Dispositions importantes du projet de loi :

Les règles du cumul emploi-retraite seront modifiées, et permettront de bénéficier de nouveaux droits à retraite contrairement à la loi de 2014.

Des dispositifs spécifiques concerneront les jeunes en début de carrière. L’acquisition de droits à retraite sera facilitée, notamment pour les jeunes poursuivant des études supérieures.

Les droits familiaux seront modernisés, avec pour chaque enfant une majoration en points de 5 % attribuée par défaut à la mère, et un supplément de 2 % sera attribué aux familles d’au moins trois enfants, partageable entre les deux parents.

Des conventions préciseront les modalités des délégations de gestion des organismes actuels (dont la CARCDSF), qui ne sont pas limitées dans le temps par la loi.

Un conseil de la protection sociale des professions libérales (CPSPL) sera créé afin d’assurer la représentation des professionnels libéraux et de favoriser l’exercice mutualisé au sein des professions libérales des compétences en matière de protection sociale. 

 

 

A suivre…

Corona virus : une mystérieuse infection virale

Origine de l’épidémie actuelle

Depuis la fin décembre 2019, une épidémie liée à un virus aéroporté s’est déclarée d’abord dans le centre de la Chine (province de Hubei), dans la ville de Wuhan (probablement dans le marché aux poissons de cette ville) puis s’est propagée à d’autres villes chinoises comme Shenzhen, Pékin et Shangai. D’autres pays comme le Japon, la Thaïlande et la Corée du Sud ont déclaré également des cas d’infection virale, récemment un cas a été déclaré aux Etats-Unis d’Amérique et trois cas en France. Ce qui représenterait actuellement environ 1300 cas dont déjà 41 décès à Wuhan et sa région. L’OMS redoute une pandémie du fait des déplacements de population occasionnés par les festivités du Nouvel An chinois. Des recherches sont actuellement menées pour identifier la source de cette épidémie, vraisemblablement d’origine animale.

 

Un virus inconnu ?

Ce virus (dénommé actuellement 2019-nCov) fait partie de la famille des coronavirus, virus responsables de pathologies respiratoires plus ou moins sévères, qui peuvent aller d’un simple rhume au SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Le génome de ce virus a été séquencé, ce qui permet une détection rapide du virus par des tests d’amplification génique par transcription inverse (ou RT-PCR). Des prélèvements réalisés sur des patients susceptibles d’être infectés sont soumis à ces tests qui confirment ou infirment l’infection virale. Une mutation du virus actuel est de surcroît possible.

Au début des années 2000, un virus similaire avait été à l’origine d’une épidémie de type SRAS qui s’était propagée à travers le monde (8000 cas recensés) causant le décès d’environ 700 personnes. Plus récemment, en 2012, le MERS-CoV (Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient) a été à l’origine d’infections respiratoires parfois sévères (mortalité dans 30% des cas).  

 

Modes de transmission du virus

La transmission interhumaine de ce nouveau virus est avérée, sans doute par voie respiratoire d’après les pneumologues chinois et les chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris*. La sévérité de cette infection virale est faible et le niveau de contagiosité du virus n’est pas connu actuellement. L’OMS s’est réunie afin de faire le point sur cette épidémie et les mesures nécessaires afin d’éviter la diffusion de ce virus à l’échelle mondiale.

En France, le ministère des Solidarités et de la Santé a communiqué sur les risques épidémiques. Trois cas ont été répertoriés en France (2 à Paris, 1 à Bordeaux), les malades ont été pris en charge par les hôpitaux publics et placés à l’isolement. Les autorités sanitaires cherchent à déterminer les personnes qui ont été en contact avec ces trois malades afin d’éviter la propagation du virus. Aucune précaution particulière n’est prise, actuellement, dans les aéroports français ; pour les vols en partance ou en provenance de Chine, les passagers doivent consulter le site du ministère des Affaires étrangères.

 

Symptômes

Les symptômes sont respiratoires comme dans le cas d’une pneumopathie : toux, mal de gorge, fièvre, frissons, douleurs musculaires et fatigue générale. Dans les formes sévères, un syndrome de détresse respiratoire aigu peut survenir. La mortalité semble faible, néanmoins, certains individus plus fragiles, comme les personnes âgées ou celles dont le système immunitaire est amoindri sont plus exposées à cette infection et aux risques de mortalité. 

 

Traitements

Les traitements sont symptomatiques. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif, seules des mesures préventives permettent d’éviter l’infection.

 

Précautions d’usage et mesures de protection (OMS) 

Afin d’éviter la propagation du virus, des principes de base sont à mettre en œuvre : 

Le lavage fréquent des mains, le port de masques, et pour les personnels de santé en contact avec les malades, le port d’un équipement de protection individuel.

Eviter tout contact étroit avec les personnes atteintes d’infections respiratoires.

Eviter tout contact non protégé avec des animaux d’élevage ou des animaux sauvages. 

Les soignants doivent respecter les précautions d’usage comme le port de masques à haut pouvoir filtrant, et le lavage des mains à l’aide de savon ou de solutions hydro-alcooliques.  

En France, en cas de doutes d’une infection par coronavirus (infection respiratoire aiguë), les autorités sanitaires conseillent à toute personne revenue de Chine de se rapprocher des hôpitaux publics et du Centre 15 (Samu). La positivité ou la négativité du patient pour le 2019-nCov est vérifiée à l’aide d’un test par le Centre national de référence de l’Institut Pasteur (Paris ou Lyon).

Les autorités sanitaires chinoises ont décidé le confinement de plusieurs villes de la province de Hubei ce qui représente près de 56 millions de Chinois. Les vols aériens et les trains au départ de ces villes ainsi que la circulation autoroutière sont interdits. Les festivités du Nouvel An chinois ont été annulées à Pékin afin d’éviter au maximum toute propagation du virus. Certains pays ont décidé le renforcement de la surveillance dans les aéroports internationaux (contrôle de température à l’aide de caméras thermiques), mais l’efficacité de telles mesures est toutefois relative.

 

Pour en savoir plus

Site de l’OMS : Nouveau coronavirus – République de Corée (exporté de Chine). 21 01 2020

Site de l’Inserm : Coronavirus (SRAS-CoV et MERS-Cov)

Site de l’Institut Pasteur : les coronavirus

*Cellule d’intervention biologique d’urgence de l’Institut Pasteur 

Site de Santé Publique France : cas de pneumonies associées à un nouveau coronavirus.

 

 

Par Christophe Teillaud, Conseiller scientifique de l’Union Dentaire

Réforme Retraite : L’UNAPL demande des précisions

L’Union Nationale des Professions Libérales, dont l’UD est membre au sein de la famille Santé, demande dans une lettre datée du 21 Janvier, des informations complémentaires au Secrétaire d’Etat chargé des retraites, Mr PIETRASWESKI.

L’Union Dentaire vous encourage à lire ces demandes.

Ce dossier reste un dossier brûlant que l’Union Dentaire continuera de suivre avec vigilance tout au long de cette année en assistant à l’ensemble des réunions afin de défendre notre spécificité médicale et dentaire.

Notre présence comme membre de  l’Union Nationale des Professions Libérales est indispensable et nous permet ainsi d’être par son intermédiaire, interlocuteur privilégié sur cette reforme.

 

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