Recrudescence des violences conjugales en confinement

Restons vigilants et mobilisés !

Les chiffres montrent qu’en confinement, le nombre de violences faites aux femmes augmente de façon significative durant cette période.

Femmes et enfants sont plus facilement isolés et contraints au silence face à un conjoint et/ou père violent.

Les données sont objectivées dans la Lettre de l’Observatoire de novembre publiée sur le site Arrêtons les Violences

Les huitièmes rencontres de la MIPROF* qui se sont déroulées le 17 novembre et ont été suivies par plus de 1400 personnes en streaming, ont fait le point sur les mesures mises en place et la formation des professionnels.

Plusieurs dispositifs ont été redéployés pour ce deuxième confinement :

  • Des points d’information éphémères dans les centres commerciaux
  • Un système d’alerte dans les pharmacies (22 000 pharmacies concernées)
  • Une ligne d’écoute ouverte 24h sur 24, le 3919
  • Un traitement judiciaire priorisé

Quatre millions d’euros ont été actés en loi de finance rectificative pour financer ces mesures.

La formation des professionnels reste un enjeu majeur. Les  professionnels de santé, avocats, magistrats, policiers et gendarmes, et associations doivent coordonner leurs actions pour lutter efficacement contre les violences.

Après les médecins, les sages-femmes, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers, les pharmaciens, ce sont les masseurs-kinésithérapeutes qui ont participé à un groupe de travail et élaboré un guide pédagogique à destination de leur profession.

Nous chirurgiens- dentistes, sommes des professionnels en première ligne (les lésions dentaires et de la face sont fréquentes), pour accueillir, écouter, repérer, orienter et aider les victimes.

Une affiche posée en salle d’attente (télécharger l’affiche ici), le questionnaire médical systématique aident dans cette démarche. Le certificat médical initial est un élément important .Il facilite la demande de l’avocat pour une ordonnance de protection et pour convaincre un juge in fine.

58% d’affaires de violences sont classées sans suite, faute d’éléments portés dans le dossier.

Notre formation sur le sujet est importante et obligatoire.

Pendant cette période de confinement, restons mobilisés !

Continuons à nous former !

*La MIPROF : Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains)

 

 

 

 

 

 

 

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