Remettons les pendules à l’heure !

Par Philippe Denoyelle, Président de l’Union Dentaire

 

À en croire ce qui est publié de ci de là, en particulier sur les réseaux sociaux – pas toujours confraternels –, l’Union Dentaire serait dès aujourd’hui désireuse d’apposer sa signature au bas du document issu des dernières séances de négociations conventionnelles.

 

Ces affirmations n’ont évidemment aucun fondement : il suffit pour s’en persuader de lire avec un minimum d’attention tout ce que notre syndicat a publié depuis septembre dernier.

 

Alors, puisque cela est nécessaire, remettons les pendules à l’heure !

 

Oui, l’UD s’est toujours prononcée en faveur du principe conventionnel, le seul mode d’exercice qui garantisse une large solvabilisation de nos cabinets et qui permette à la profession de s’exprimer au travers de ses organisations représentatives.

Oui, l’UD a combattu dès le premier instant le projet de règlement arbitral, car sa mise en œuvre définitive – un risque qui pèse lourdement sur les actuelles négociations – consacrerait la toute-puissance de l’État dans le domaine de la santé bucco-dentaire.

Oui, l’UD considère que de réels résultats ont déjà été obtenus dans l’optique d’un changement de perspective de notre activité et de la valorisation du caractère médical de notre profession. C’est pour cela que nous sommes fermement décidés à aller jusqu’au bout des négociations, en espérant que, cette fois, les deux autres syndicats représentatifs feront de même et ne jetteront pas l’éponge au moment décisif.

 

La signature, ou le refus de signature, d’un projet de texte conventionnel n’est pas une simple affaire de calendrier. C’est avant tout, en tout cas pour notre syndicat, un exercice de démocratie et de respect des consœurs et confrères dont nous ne sommes tous, responsables syndicaux, que les mandataires.

Qui pourrait imaginer que l’UD envisage de signer quelque texte que ce soit alors qu’aucun projet conventionnel complet n’est finalisé à ce jour et que les séances de négociations ne sont pas terminées ?

Qui pourrait croire que les responsables de notre syndicat s’expriment, dans un sens ou dans l’autre, alors que nos instances nationales ne se sont pas encore prononcées ?

 

Lorsque les séances de négociation seront achevées et que l’assurance maladie proposera officiellement un projet de texte conventionnel aux trois syndicats représentatifs de la profession, alors viendra le temps des prises de position, pour ou contre ce projet. Bien entendu, l’UD fera connaître sans délai la décision que prendra, le 31 mai prochain, son Conseil d’administration national.

Pour l’heure, nous n’en sommes pas là, et aujourd’hui les priorités sont exactement les mêmes que voilà quelques semaines : négocier jusqu’au dernier instant et obtenir toujours plus et mieux pour la profession. L’Union Dentaire ne connaît pas d’autre règle.