Notre formation continue malade ?

 

La Cour des Comptes a rendu son rapport sur l’Agence National du Développement Professionnel Continu ( ANDPC ) !

 

Si comme toujours, avec ce type de rapport, on peut se réjouir de certains tacles, certaines phrases doivent nous amener à réfléchir :

– « le DPC a pour objectif, selon l’article L. 4021-1 du code de la santé publique, de favoriser « le maintien et l’actualisation des connaissances et des compétences ainsi que l’amélioration des pratiques. Il constitue une obligation pour les professionnels de santé. »

– « il s’agit en effet de la mise en œuvre d’une obligation centrale et très ancienne des professionnels de santé, celle d’entretenir et de perfectionner leurs connaissances pour être toujours en capacité d’apporter aux patients une prise en charge de qualité. Or, on est passé d’une obligation déontologique non vérifiée et non sanctionnée à une obligation conventionnelle puis législative pour les professionnels de santé dont il apparaît qu’elle est encore aujourd’hui largement non contrôlée. »

 

Rappelons que la même Cour des Comptes avait, l’année dernière, critiquée le Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, qui ne remplissait pas une de ses missions : celles de contrôler l’effectivité de la formation continue.

 

Dans un premier temps, on pourrait imaginer que c’est une critique sévère pour la directrice générale de l’ANDPC, Mme Michèle LENOIR-SALFAT, sauf qu’un arrêté du 24 Juin la reconduit pour 3 ans dans ses fonctions !

 

A peine la moitié des praticiens sont inscrits à mon DPC, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas rempli à leur obligation DPC dans le cycle de 3 ans qui vient de se terminer. Sans compter qui se sont inscrits mais qui n’ont pas suivi de DPC.

 

Notre profession est celle qui a le plus faible taux de recours à la formation via le DPC soit 14 %.

 

La faible implication de la profession dans le DPC se voit et ne doutons pas que cela aura des implications dans le futur ( pas lointain mais au cours des 3 années qui viennent).

 

 

Par Marcel Perroux, 1er Vice-Président de l’Union Dentaire