L’UD en séminaire d’automne à LILLE

Par Philippe Denoyelle, Président de l’Union Dentaire

 

Alors que la signature de la nouvelle convention est encore très présente à nos esprits et que ses premiers effets importants, au premier avril 2019, approchent à grands pas, la vie syndicale continue son cours de plus belle :

–        Les négociations conventionnelles, se poursuivent ; 9 groupes de travail ont été mis en place et ont commencé d’ores et déjà à se réunir en vue de la préparation de plusieurs avenants.

–        La vie quotidienne de notre structure au sein des diverses instances professionnelles, liées pour partie à notre représentativité, s’intensifie par des problématiques nouvelles, ouvertes par le plan santé du gouvernement.

–        Nous nous impliquons notamment et travaillons sur la suppression annoncée du numerus clausus et les alternatives possibles de sélection pour nos étudiants, de l’organisation d’une sortie BAC+3 de la filière odontologique, d’une réflexion aboutie sur la formation de nos assistantes, et enfin du parcours « orchestré » de notre formation continue et de son contrôle.

 

De nouveaux chantiers s’ouvrent donc, et nous devons plus que jamais rester attentifs et combattifs :

Nous serons particulièrement vigilants aux conditions de la fusion annoncée de la CMU-C et de l’ACS. L’UD ne consentira à accepter les valeurs des actes prothétiques pour les bénéficiaires de la CMU-C et de l’ACS si et seulement si elles sont identiques à celles du RAC 0, et ce afin de ne pas stigmatiser et de ne pénaliser aucun assuré.

Notre réflexion doit aussi dès à présent discerner de nouvelles règles en matière de démographie tenant compte d’un contrôle des formations délivrées à l’étranger, et notamment de l’apprentissage de la pratique clinique et technique sur patients, que ce soit pour les résidents des pays concernés ou pour les étudiants français allant se former à l’étranger. Ce dossier est étroitement lié à la fin du numérus clausus, concours hyper sélectif (90% de recalés), souvent à l’origine de ces départs.

 

Comme vous le constatez, la vie syndicale est loin d’être un long fleuve tranquille se préoccupant seulement du cheminement et de l’évolution de la nouvelle convention.

L’implication de votre syndicat est déterminante en cette période de mutation car nombre de ces nouvelles orientations sont à l’initiative de l’UD et ont fait l’objet de propositions d’évolution de notre part.

Il en va de l’image de notre profession ; de notre représentativité ; de notre responsabilité.

L’UD, au fil des jours qui viennent, lors de son séminaire à Lille aura donc de nombreux sujets à travailler dans ses ateliers afin de déterminer des axes d’évolution pour l’avenir de notre exercice professionnel.