Ecrire l’avenir de notre profession

 

Le 21 juin dernier l’UD a signé la nouvelle convention.  Cette signature renvoie le règlement arbitral de Marissol Touraine là d’où il n’aurait jamais dû sortir : le néant. Cet acte indispensable ne saurait être une fin en soi mais s’inscrit résolument comme le préambule d’une nouvelle vie conventionnelle ponctuée de rencontres fréquentes avec les régimes d’assurance maladie obligatoires et complémentaires.

 

L’UD a décidé de signer cette nouvelle convention car :

 

   Elle est conforme à notre ligne politique élaborée depuis des années autour de paniers de soins, d’un rééquilibrage de notre activité, et notamment au profit des soins conservateurs. Elle comprend des avancées dans le domaine de la prévention et intègre des actes nouveaux. Cependant, en l’état, ces avancées sont insuffisantes. Le texte conventionnel prévoit de négocier des évolutions de la CCAM visant à les conforter et les amplifier.

 

   Elle relance la vie conventionnelle et protège le paritarisme qui auraient disparus avec la mise en place d’un règlement arbitral durci notamment par l’intégration d’un RAC Zéro fixé arbitrairement. La plus grande partie de notre exercice (dont l’ODF et l’implantologie) aurait alors été encadrée par l’État.

 

   Elle n’est pas une fin mais une étape. Dans l’histoire des conventions dentaires, au lendemain de la signature, la vie conventionnelle avait une route tracée et balisée pour cinq ans. Les rares avenants qui intervenaient se limitaient à des ajustements du texte. Cette nouvelle convention s’inscrit dans une démarche radicalement différente : des nombreux avenants doivent être négociés et intéresser de nombreux aspects de notre exercice, évitant le risque de subir arbitrairement des solutions inacceptables. Dans ce but, les premières réunions se dérouleront dès le début du mois de juillet.

 

   Elle va permettre d’ancrer plus encore notre profession dans sa dimension médicale qui est la sienne en reléguant aussi au néant toute volonté de la paramédicaliser.

 

Il ne s’agit donc pas comme l’affirment certains, avec l’attitude facile d’une opposition systématique, d’une capitulation. Pour l’UD il s’agit bien de relancer un processus de participation à la vie et l’organisation de notre activité professionnelle dans une dynamique d’acteur actifs plutôt que figés dans une statique de spectateurs critiques.