Défendons ensemble les intérêts de notre profession !

 

Au premier janvier de cette nouvelle année, notre exercice conventionnel n’a pas basculé puisque le règlement arbitral n’est pas entré en application à cette date, contrairement à ce qu’avait voulu nous imposer la précédente ministre de la Santé. La profession a donc, pour le moment, échappé au pire, grâce à la capacité de mobilisation dont elle a su faire preuve, et principalement – il faut le relever – grâce à l’action résolue de ses syndicats.

 

Un cap important vient d’être franchi, mais nous ne devons pas oublier que le règlement arbitral est simplement suspendu pour un an et que seule l’adoption d’un nouveau texte conventionnel nous permettra de nous en débarrasser définitivement. Après les premières séances de négociations conventionnelles, conduites du 15 septembre au 15 décembre de l’année passée, les organisations syndicales représentatives de la profession vont maintenant s’engager dans une phase décisive : celle qui permettra, ou non, de parvenir à un accord avec les régimes d’assurance maladie.

 

Quelles sont aujourd’hui les données objectives de cette négociation ? Une idée principale domine les débats depuis plusieurs séances et détermine la direction générale adoptée par l’ensemble des participants : la mise en œuvre d’une revalorisation importante des soins et des actes de prévention, ce que la profession réclame depuis des années, sera accompagnée d’un plafonnement sur certains actes de prothèse. Ce principe général a été accepté par tous sans exception.

 

Pour mettre en œuvre cet objectif global et prendre en compte de façon précise les niveaux de reste à charge, la méthode adoptée consiste à définir trois paniers qui diffèreraient à la fois par la nature des actes, le niveau de leur valorisation et les conditions de leur prise en charge. Ce point est d’une grande importance car la création de ces paniers différenciés permettra, si les négociations aboutissent, de préserver le principe « une seule valorisation pour un même acte » que l’Union Dentaire a toujours défendu avec force pour éviter le démembrement de notre exercice.

 

L’exercice conventionnel, choisi par la quasi-totalité des chirurgiens-dentistes, représente la meilleure manière de solvabiliser nos cabinets, c’est pourquoi l’enjeu de l’actuelle négociation est vital pour notre avenir. Les régimes d’assurance maladie, obligatoires et complémentaires, ne sont pas par principe les ennemis de la profession. Nous ne devons ni contester systématiquement leurs propositions et les rejeter sans même un examen sommaire, ni devancer leurs attentes en faisant preuve de frilosité, particulièrement en matière de revendications tarifaires. Ces deux attitudes, que nous avons constatées avec regret, devraient maintenant disparaître.

 

Pour sa part, l’UD n’a jamais dévié de la trajectoire qu’elle s’était fixée pour ces négociations. Les propositions de revalorisation que nous avons présentées sont de loin les plus élevées, et nous considérons en outre que l’enveloppe globale déjà obtenue peut encore être améliorée. À nous tous de nous comporter désormais en négociateurs résolus car porteurs des intérêts fondamentaux de la profession que nous représentons. À nous tous de savoir nous rassembler sur l’essentiel : une ambition forte pour la profession que nous avons choisie.