Le sens de l’équité ?

La nouvelle convention dont la conséquence la plus immédiate a été d’annuler le Règlement Arbitral tant craint par la profession, a pris effet le 26 aout dernier, au lendemain de sa publication au JO. Alors que les principales mesures commenceront à s’appliquer dès avril prochain, le « plan Santé » du gouvernement a été présenté, le 18 septembre, à l’Elysée, par le chef de l’Etat.

 

Qu’en est-il pour le dentaire ?

 

La suppression du numerus clausus impactera bien sûr notre profession ; elle a été actée mais non expliquée, ni détaillée, il faudra donc en discuter avec le gouvernement.

C’est avant tout, une autre mesure passée inaperçue au niveau des medias qui nous interpelle.

L’annonce, en effet, a été faite de fondre les trois régimes d’ACS avec celui de la CMU.

Cela peut effectivement être une avancée pour la société, à la seule condition que pour les soins dentaires, les valeurs finales des actes soient celles du RAC 0.

En effet, pendant près de deux ans, la profession a négocié avec l’assurance maladie un accord équilibré avec, à l’issue, des valorisations admises par toutes les parties.

 

Une référence a été validée par l’ensemble des signataires de la convention syndicats, régimes d’assurance maladie obligatoires et complémentaires. Elle est unique et définit des honoraires en rapport avec une qualité, pris en charge intégralement et destinés à tous Français mutualistes, riches ou moins riches afin de rendre plus facile l’accès aux soins, si cher à Emmanuel Macron. C’est le panier essentiel que nous avons tant souhaité et qui est désormais notre seule référence puisque nous avons signé la nouvelle convention.

Refuser aux patients ACS, l’accès aux actes de ce panier tout en continuant à leur faire payer non plus une cotisation mutuelle, mais une “participation CNAM” de 30 € par mois serait profondément choquant.

 

Pour l’UD, il est hors de question que les populations relevant de l’ACS ou de la CMU soient soignées à des valeurs inférieures à celles validées dans la convention. Cela stigmatiserait ces populations qui, si nous sommes disposés à les accompagner pour qu’elles retrouvent toute leur dignité de citoyen, doivent bénéficier des mêmes soins, aux mêmes valeurs que tout un chacun. C’est suite à ces ambiguïtés, dénoncées lors d’un groupe de travail avec l’assurance maladie sur ce sujet, que l’Union Dentaire a décidé de ne pas se rendre à la présentation du Président de la République.

 

L’UD fera tout ce qui est en son pouvoir pour parvenir à cette équité et si ce n’était pas le cas, refuserait de s’associer à un accord qui ne validerait pas ce postulat de base.