Devis conventionnel : Pourquoi l’UD se bat ?

 

L’Union Dentaire a signé la convention pour ses avancées et parce qu’elle a à cœur de continuer de défendre la profession.

En effet, seuls les signataires défendent la profession en négociant les différents avenants de cette nouvelle convention évolutive au fil des mois et des années.

Ce n’est pas en critiquant sans cesse que les choses avancent, mais en travaillant de pied ferme et en bataillant pour les améliorer !

 

Dès demain va débuter la négociation de l’avenant 3, qui outre le nouveau devis, doit aussi inclure la clause d’indexation des plafonds, ainsi que l’évolution de la nomenclature, issue de la CHAP (Commission de Hiérarchisation des Actes et Prestations).

L’instauration/imposition du reste à charge 0 voulue par le gouvernement pour le dentaire et la mise en place du panier 100% santé, impliquent que le modèle de devis actuel va devenir obsolète dès le 1er janvier 2020, jour de l ‘instauration du panier 100% santé pour les prothèses fixes.

C’est pourquoi, un groupe de travail est actif depuis plusieurs mois, constitué des deux syndicats signataires, de l’UNCAM et de l’UNOCAM, afin de préparer un modèle de devis que toute la profession souhaite le plus simple possible, et le plus clair pour nos patients.

 

Hélas, malgré les nombreuses interventions de l’Union Dentaire, nous nous dirigeons vers un modèle de devis d’une grande complexité où les 2 devis (celui prôné par le praticien et celui en 100% santé ou reste à charge modéré le cas échéant) sont sur la même feuille. L’Union Dentaire réclame un devis réalisé par le praticien, conforme à son plan de traitement et, par ailleurs, une information écrite sur la possibilité d’un traitement en RAC 0 ou modéré le cas échéant.

De plus, sur le recto du modèle qu’on veut nous imposer, figure le montant total des deux devis, avec une seule case à cocher… : soit le montant du plan de traitement prôné par son chirurgien-dentiste traitant, soit celui où tout est en reste à charge 0 et/ou modéré…Ce qui oriente sans conteste le choix du patient sur le seul critère économique du tout ou rien.

 

Seule l’Union Dentaire semble se révolter contre ce fait depuis le début du groupe de travail.

 

Vous comprendrez aisément pourquoi, dans ces conditions, nous combattons depuis des mois cette proposition, et condamnons cette vision réductrice de notre activité.

Si la négociation qui débutera ce vendredi ne va pas dans le bon sens pour les chirurgiens-dentistes et leurs patients, l’Union Dentaire ne cautionnera pas cette proposition, et mettra sa menace d’opposition majoritaire à exécution.

 

Nous allons mettre toute notre énergie pour que le modèle de devis soit simplifié, et que la profession soit confortée dans la relation de confiance qu’elle entretient avec ses patients.

L’Union Dentaire, dans sa droite ligne conventionnelle ira jusqu’au bout : Pas pour tout, pas contre tout.

 

 

Par Philippe Denoyelle, Président de l’Union Dentaire