Les CPTS : Kesako ?

 

Toutes les professions libérales s’accordent à dire que jamais l’exercice libéral n’a été autant attaqué !

Mais qui peut, mieux que les libéraux, défendre localement notre exercice ?

Seuls, nous sommes face à un rouleau compresseur.

A plusieurs : ce sont les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS).

 

Nous nous plaignons que l’aspect médical de notre profession n’est pas reconnu. Ne serait-ce pas en acceptant de coordonner notre exercice avec d’autres professions que nous pourrions faire valoir notre valeur ajoutée ?

 

N’est-il pas anormal que, dans une même ville, chirurgiens-dentistes et autres professionnels n’échangent pas, ou plus, professionnellement ?

Par exemple : les pharmaciens ont un gros problème pour délivrer un traitement qui soulage un patient qui se rend à leur officine…un samedi (pas de possibilité de délivrance d’antibiotiques, pas de codéine).

S’il existait un protocole local, le pharmacien pourrait délivrer un tel traitement sous réserve d’avoir en retour la confirmation d’une prise de rendez-vous par le patient chez son médecin.

Sur les problématiques des personnes âgées, nous (professions libérales) devons nous entendre afin de mieux les prendre en charge.

 

Ce n’est pas une utopie !  Certains confrères ont déjà relevé le défi dans certains départements.

 

En conclusion :

Si dans quelques semaines vous recevez une invitation afin que les chirurgiens-dentistes d’un même secteur se retrouvent, puis les professionnels libéraux de santé, acceptez les !

C’est une opportunité, ne serait-ce que déjà pour sortir de l’isolement !

Le fait de pouvoir en parler, de chercher ensemble des solutions, nous permettra de préserver notre activité, de limiter les conflits et de trouver des solutions qui arrangent les uns et les autres.

 

 

Par Marcel Perroux, 1er Vice-Président de l’Union Dentaire