Covid-19 en Phase 2 : Que devons nous faire ?

Quelles dispositions doivent prendre les chirurgiens-dentistes face au risque épidémique du COVID 19* ?

La situation des chirurgiens-dentistes et de leur personnel varie suivant la région, voir le département ou même la ville dans laquelle ils exercent.

Certains diront « pourquoi tant d’affolement ? Il ne s’agit pas d’affolement mais de nous tenir prêts et informés comme il est du devoir des professionnels de santé que nous sommes.

Pour plus d’information, vous trouverez ici la définition du risque individuel et la marche à suivre.

 

D’un point de vue médical 

 

Tous les professionnels de santé, y compris les chirurgiens-dentistes, sont susceptibles de prendre en charge un patient potentiellement porteur de ce coronavirus**.

Pour faire face à cette éventualité, il existe un site de référence qui est le suivant :

https://www.coreb.infectiologie.com/fr/alertes-infos/covid-19_-n.html

 

Plusieurs dispositifs nous permettent d’avoir la réaction la plus adaptée :

– Télécharger et/ou lire le guide suivant car il répond à la majorité des questions que nous pouvons nous poser en termes de professionnel de santé :

 

Télécharger (PDF, 1.76MB)

 

– Chaque ARS met en place un plan dénommé ORSAN REB***. Les recommandations préconisées, ainsi que les structures d’accueil capables de prendre en charge les patients sont disponibles sur le site de chaque URPS.

– Sur le site du Conseil national de l’Ordre on trouve les modèles d’affiches à imprimer et à mettre en salle d’attente.

– Les chirurgiens dentistes peuvent s’inscrire sur une liste de diffusion de la Direction Générale de la Santé afin d’avoir en temps réel les informations sur l’évolution de la situation.

– L’assurance maladie a adressé aux professionnels de santé un message d’information avec un lien renvoyant à différents sites (DGS, Santé publique France) et un affichette dédiée aux gestes barrières à imprimer et à exposer à la vue de tous dans nos locaux professionnels

 

Notre activité professionnelle présente quelques spécificités à prendre en considération :  

Nous disposons tous dans nos cabinets de masques chirurgicaux. Il n’en est pas de même pour les masques de type FFP2 dont l’efficacité est supérieure (ceux-ci avaient été distribués lors de la grippe aviaire).

Nous pouvons nous référer à l’avis émis par la Société française d’Hygiène Hospitalière sur les indications du port des masques chirurgicaux et des appareils de de protection respiratoire de type FFP2 pour les professionnels de santé :

 

Télécharger (PDF, 136KB)

 

Néanmoins, d’après le Ministre de la Santé, il n’existerait pas de différence réellement significative entre ces deux types de masques pour cette infection respiratoire. L’utilisation des masques FFP2 est contraignante : difficulté respiratoire, transpiration, leur port est limité à 4 heures. Actuellement, seuls des masques chirurgicaux ont été distribués dans les officines mais en quantité limitée, les stocks de masques venant d’être réquisitionnés par le gouvernement. 

Gels hydro-alcooliques : tous les cabinets en disposent pour l’instant. (leurs prix est désormais encadrés).

 

Nous sommes actuellement en phase 2 de l’épidémie mais très probablement en phase 3 très prochainement.

La profession doit avoir les procédures à appliquer par la profession lors de ces deux différentes phases successives. L’Union Dentaire, en tant que syndicat responsable, a demandé aux Ministère de la Santé ainsi qu’à la Direction Générale de la santé de fournir a la profession, en urgence, ces protocoles.

 

D’un point de vue économique

 

Pour le cas ou un chirurgien-dentiste serait atteint de COVID-19, celui-ci devra être confiné pendant un minimum de 14 jours, ce qui engendrerait des conséquences économiques graves. Actuellement, ni nos indemnités journalières (IJ), ni la CARCD, ne prennent en charge les conséquences financières de ce confinement. 

Droit de retrait du personnel : normalement non !

Dans le contexte du coronavirus, si l’employeur met en œuvre les recommandations du gouvernement, les conditions d’exercice du droit de retrait ne sont pas réunies. Le travailleur n’a pas alors un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.

Si ces recommandations ne sont pas suivies par l’employeur, alors le travailleur peut exercer son droit de retrait jusqu’à ce que celles-ci soient mises en œuvre.

Pour ce qui est des prestations d’assurance maladie de notre personnel, une mesure a été annoncée. Le décret détermine les conditions dérogatoires d’octroi des prestations en espèces maladie délivrées par les régimes d’assurance-maladie pour les personnes faisant l’objet d’une mesure d’isolement du fait d’avoir été en contact avec une personne malade du coronavirus ou d’avoir séjourné dans une zone concernée par un foyer épidémique de ce même virus et dans des conditions d’exposition de nature à transmettre cette maladie.

 

L’Union Dentaire a demandé aux différentes structures de réfléchir à une prise en charge « exceptionnelle », en attente d’une prise en charge par l’Etat de ce risque professionnel.

 

L’Union Dentaire accompagne les chirurgiens-dentistes et leur équipe afin de faire face à cette situation de santé publique complexe susceptible d’impacter l’équilibre économique de nos cabinets.

 

 

 

*CoronaVirus disease (377 cas déclarés le 05 mars 2020)

**D’abord appelé 2019-nCoV, désormais appelé SRS-Cov2

***Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles

 

A LIRE : Publication de notre conseiller scientifique : https://www.union-dentaire.com/coronavirus/

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