Attention : médicaments à écarter !

Pour la huitième année consécutive, Prescrire publie un bilan “des médicaments à écarter pour mieux soigner“. Ce bilan recense des cas de médicaments plus dangereux qu’utiles, à écarter des soins. L’objectif est d’aider à choisir des soins de qualité, pour d’abord ne pas nuire aux patients et pour éviter des dégâts.

Fin 2019, sur la base des médicaments analysés par Prescrire entre 2010 et 2019 et autorisés en France ou dans l’Union européenne, ont été recensés 105 médicaments plus dangereux qu’utiles dans toutes les indications figurant dans l’AMM, dont 92 sont commercialisés en France.

La revue Prescrire liste ces médicaments par domaine thérapeutique, puis, dans chaque domaine, par ordre alphabétique de dénomination commune internationale (DCI).

 

Évidemment, nous, Chirurgiens-Dentistes, sommes de faibles prescripteurs mais ne serait ce que dans les chapitres anti-inflammatoires non stéroïdiens ou les médicaments utilisés dans le sevrage tabagique, les médicaments cités doivent attirer notre attention.

 

Sans oublier, qu’au travers du questionnaire médical ou des questions que peuvent nous poser nos patients, la connaissance de la balance bénéfices-risques de médicaments, bénéficiant d’une AMM, et commercialisés depuis de nombreuses années est primordiale.

Nous exerçons un métier médical et connaitre ces recommandations permet ainsi d’être au service de nos patients.

 

Télécharger (PDF, 1.05MB)

 

Par Marcel Perroux, 1er Vice-Président National de l’Union Dentaire

DPC : Encore du retard pour le document de traçabilité !

Depuis la loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016, chaque chirurgien-dentiste a une obligation de « parcours de DPC » triennal*.

Par ailleurs, le projet de loi du 24 juillet 2019 relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé comporte un article qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnance pour rendre obligatoire la certification périodique** pour certaines professions de santé*** dont les chirurgiens-dentistes.

 

En pratique, à tout moment, l’Ordre peut  demander au praticien d’attester de son engagement DPC.

 

A l’issue de la période triennale qui a débuté le premier janvier 2017, le chirurgien-dentiste devait adresser à l’ONCD la synthèse des actions réalisées dans le cadre de son parcours DPC via son document de traçabilité (soit le 31 décembre 2019).

Ce portfolio numérique **** devait être mis à disposition pour chaque chirurgien-dentiste (quel que soit son mode d’exercice), sur le site internet de l’ANDPC (www.mondpc.fr)) depuis plus d’un an déjà !

Les données des comptes praticiens hébergées sur ce site devaient être fusionnées avec celles données par l’Agence française de la santé numérique (ASIP).

 

Or, il s’est avéré que les comptes « Mon DPC » étaient en nombre nettement supérieur à celui de l’ASIP, (du fait d’inscriptions multiples, d’adresses mails différentes pour certains praticiens…).

 Pour résoudre ce problème technique, faire le « nettoyage » des comptes surnuméraires, l’ANDPC a besoin d’un délai supplémentaire. Madame Michèle LENOIR-SALFATI, directrice générale de l’ANDPC, l’a annoncé, jeudi 14 novembre, aux membres du Haut Conseil du DPC : les praticiens auront jusqu’au mois de juin pour adresser à l’Ordre leur justificatif de DPC triennal.

 

Les Conseils Nationaux Professionnels (CNP) déjà constitués ont quant à eux déjà rendu leur travail sur les « orientations prioritaires ». Mais ils attendent toujours le versement des fonds prévus !

L’ANDPC attend pour ce faire de connaître la clef de répartition des versements à définir par le ministère de la santé (le montant sera différent selon les CNP et calculé en fonction du nombre total de CNP ; des CNP se créent encore comme celui par exemple pour les  Assistants Dentaires).

Cette lenteur administrative, que ce soit de la part de l’ANDPC ou du ministère, ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel : Le DPC triennal est obligatoire, la certification périodique, dans la loi. Les praticiens doivent être à jour de leur parcours obligatoire DPC et conserver dans un dossier toutes les formations relatives à la période 2017-2019 et les attestations y afférant.

 

N’attendez pas le dernier moment pour vous inscrire à des formations ; créez votre compte « MonDPC », si vous ne l’avez pas encore fait.

Consœurs et Confrères, formez-vous !***** 

 

 

Par Muriel Wagner, Vice-Présidente de l’Union Dentaire

 

 

*La démarche de DPC triennal doit comporter des actions d’évaluation et d’amélioration des pratiques, de gestion des risques et des actions de formation dont au moins une s’inscrivant dans le cadre des actions prioritaires (action de DPC prise en charge financièrement par l’ANDPC ; pour la certification périodique qui se fait sur 6 ans, il y aura donc au moins deux actions figurant dans les orientations prioritaires). 

 

**Les professions concernées sont les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, podologues (professions pour lesquelles existe un Ordre).

 

***Le rapport du Pr Serge UZAN donne les points à respecter par le médecin pour obtenir sa certification périodique tous les 6 ans (la certification des autres professions se fera sur ce modèle):

  • Parcours de DPC répondant aux recommandations du CNP concerné,
  • Activité professionnelle,
  • Absence de signaux négatifs (pas de sanction ordinale par exemple),
  • Démarche volontaire dans la relation patient-praticien (par e biais de formations spécifiques par exemple),
  • Engagement dans un processus d’amélioration de qualité de vie au travail (pas d’addiction par exemple).

 

****Outre les données relatives à l’identité du chirurgien-dentiste, ce portfolio permettra de classer :

  • Les différentes actions suivies,
  • Les attestations de formation,
  • La synthèse annuelle et triennale des actions
  • Les éléments complémentaires définis par le CNP concerné et l’attestation de conformité donnée par ce dernier.

 

*****Lien vers la formation obligatoire en ligne sur le site de l’ONCD : «Violences Faites aux Femmes –Formation des Chirurgiens-Dentistes »  

 

Catalogue des Conférences de l’UJCD:

Vous retrouvez notre catalogue 2019 ICI.

Syndrome « pieds-mains-bouche »

Voilà le début de l’automne et vous pouvez voir arriver à votre cabinet des petits patients de moins de 6 ans ,la plupart du temps (mais parfois des plus grands, voir des adultes), présentant un érythème pharyngé de la bouche et de la gorge puis des petites papules autour de la langue, sur les gencives et à l’intérieur des joues .Ces papules peuvent se transformer en vésicules qui éclatent et laissent de petits ulcères ressemblant à des petits aphtes peu profonds entourés d’un halo rouge .Cela peut être très douloureux .

C’est le syndrome « pieds-mains-bouche » infection virale bénigne causée en France le plus fréquemment par les enterovirus de type coxsachievirus .

La maladie est contagieuse 2 jours avant l’éruption et particulièrement durant la 1ere semaine et se propage par contact direct ou indirect .

Le malade peut avoir de la fièvre, perdre l’appétit ,avoir des maux de tête ,se plaindre de maux de gorge ,présenter une rhinite ,ressentir des douleurs abdominales ,avoir la diarrhée.

L’éruption dure environ 10 jours et le patient guérit.

Mais il survient parfois des complications .

 

Pour tout savoir sur ce syndrome qui survient par petites épidémies :

www.ameli.fr/santé/themes/definition-syndrome-evolution

 

 

 

Par Janig Bruchier, Vice-Présidente Nationale de l’Union Dentaire 

Nouvelle convention : l’UD informe et vous forme !

Comment coter 2 bite wings qui valent mieux que 2 actes radios ?

Puis-je facturer le temps passé à une hémostase suite à une avulsion dentaire faite quelques heures auparavant ?

Si je fais 4 restaurations 1 face toutes distinctes et de très petite étendue, quelle cotation ?

Comment valoriser un acte fait chez un patient en urgence après 20 h ?

Puis je ne faire qu’une seule radio le jour d’une bio-pulpectomie si j’ai déjà une radio précédente dans mon dossier et quelle cotation ?

Comment facturer une couronne RAC 0 sur une incisive peu abimée mais très dysplasique sur toutes ses faces et ne répondant plus aux conditions d’une facette ? Remboursable ou pas et quelle cotation, pour quels honoraires ?

Puis je faire un bridge collé ou cantilever en remplacement d’une molaire ?

Les prothèses mobiles sur 2 locators ou sur barre implantaire sont elles remboursables ?

En quoi le fait de jumeler ou pas une couronne à un bridge de base du RAC 0 peut avoir une grande importance ?

Je fais un bridge cantilever sur implants. Quelle cotation ?

 

L’Union Dentaire, très impliquée dans toutes les négociations, est interrogée sur ces questions par de nombreux confrères.

 

La mise en place de la CCAM en Juillet 2014 dans un premier temps et l’application de cette nouvelle convention aujourd’hui ont totalement bouleversé nos habitudes et la manière de coter nos actes.

Pour mieux cibler la demande de nos patients, répondre efficacement à leurs besoins et valoriser notre activité, il devient essentiel de bien maitriser la codification de nos soins et prothèses .

L’Union Dentaire pleinement consciente de ces changements a mis en place pour cette nouvelle convention plusieurs outils à la disposition des praticiens et a élaboré des fiches pratiques et organisé en régions plus de 85 réunions en quelques mois.

Aujourd’hui encore notre information se densifie.

 

Jusqu’à la fin de l’année 2019 des soirées seront organisées en régions pour aborder sereinement la mise en place du RAC O au 1er janvier 2020.

Par le biais des Conférences de l’UJCD, des journées entières de formations sont actuellement consacrées à ce sujet :

LA CCAM ET LA NOUVELLE CONVENTION COMPRENDRE ET APPLIQUER

Un outil d’aide à la cotation présent sur le site d’Union Dentaire, disponible pour tous les praticiens, moyennant un code d’accès, permet en 2 clics de souris de trouver n’importe quel acte avec son code,CCAM, sa base de remboursement et ses règles de facturation .

Si la mission de l’ UD est certes de défendre les intérêts acquis au quotidien, elle est aussi d’anticiper ces changements pour être en mesure de répondre, le moment venu, aux nouveaux défis.

 

 

Par Alain Dary, Conseiller convention de l’Union Dentaire