Informations sur l’UJCD regroupant les Diffusions Publiques, Diffusions Adhérents et les Diffusions Cadres.

Les règles de communication changent

Par Muriel Wagner, Vice-Présidente de l’UD

 

La charte ordinale sur la communication est maintenant téléchargeable sur le site de l’ONCD.

 

Il est important d’en prendre connaissance et de le faire savoir aux praticiens :

Les cabinets libéraux, certes, vont y gagner en visibilité mais leur chance de voir aboutir leurs éventuels procès pour publicité abusive contre des centres de santé « envahissants » devient quasi nulle.

 

En résumé :

La charte s’applique depuis le 13 février 2019 à tous les praticiens.

Elle annule et remplace les précédentes chartes relatives à la publicité, à l’information dans les médias et aux sites web des chirurgiens-dentistes.

Le contrôle du praticien en matière de communication se fera dorénavant à posteriori – celui-ci devant prouver ses affirmations.

Une réactualisation du Code de la Santé Publique est prévue (L’ONCD y travaille avec le ministère de la Santé).

 

Cette charte signifie la fin de l’uniformisation pour la signalétique et l’élargissement de la communication numérique :

 

  • Possibilité d’augmenter la visibilité de la localisation du cabinet (panneau « cabinet dentaire » en amont par exemple)

 

  • Les dimensions de la plaque ne sont plus imposées mais doivent être « raisonnables ».

 

  • La communication numérique peut contenir plus d’informations.

 

Neuf orientations de pratique professionnelle (liste établie collégialement par l’ONCD, l’Académie de Chirurgie dentaire et l’ADF) pourront être mentionnées :

  1. Omnipratique
  2. Chirurgie orale
  3. Endodontie
  4. Odontologie conservatrice
  5. Odontologie pédiatrique
  6. Orthopédie dento-faciale
  7. Parodontologie
  8. Prothèses
  9. Traitement des dysfonctions oro-faciales

 

 

Cependant quatre principes y sont réaffirmés :

 

 

  • Interdiction d’exercer la profession comme un commerce

 

  • Secret professionnel

 

  • Confraternité

 

  • Dignité de la profession

 

 

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Tranche de vie : mon premier remplacement

 

Point de vue d’une « 6ème année dentaire » en 7 questions/réponses :

 

  • Peux-tu nous parler en bref du déroulement de tes études, de tes expériences cliniques qui t’ont permis d’aborder ce premier remplacement ? Et quel est ton ressenti ? Les points positifs et négatifs ?

 

Il s’agit de 6 années d’études, via l’inévitable PACES suivi de 2 années axées sur l’enseignement théorique puis 3 années axées sur la formation clinique au sein de différents CHU : Hôpital Rothschild suivi du CHRU de la Pitié Salpêtrière pour les étudiants de Paris VII. La formation théorique est complète, ce qui n’est malheureusement pas le cas de la formation clinique lors de la 4ème et 5ème année , faute de matériel disponible (un kit us pour un service entier par exemple), faute de professeurs en nombre suffisant (absence de professeur de parodontologie, responsable d’une absence de prise en charge dans le plan de traitement pour certains étudiants etc.) mais surtout faute de vacations cliniques suffisantes. Nous bénéficions de seulement 5h de vacations d’omni pratique par semaine et 2h30 de vacations de pédodontie. A peine le temps de récupérer le matériel et de courir après les professeurs derrière lesquels nous pouvons attendre parfois plus d’une heure car ils sont débordés. Heureusement, il y a la sixième année durant laquelle nous avons une très bonne formation intensive de 6 mois qui nous prépare à nos futurs remplacements et collaborations mais cela n’enlève en rien l’inévitable appréhension de se retrouver seule en cabinet la première fois.

 

  • Qu’aurais-tu eu besoin d’approfondir plus lors de tes études ?

 

Il me semble que dans notre formation, l’enseignement de la médecine buccale n’est pas assez approfondi. Nous ne sommes pas que les « Docteurs des dents », et il me semble très limitant de devoir réorienter nos patients vers des spécialistes lorsque nous sommes face à certaines pathologies buccales.

 

  • Que penses-tu de la réforme des études dentaires à venir, de la suppression du NC ?

 

Concernant la suppression du numerus clausus, je ne pense pas que le problème soit le manque de praticiens sur le territoire mais plutôt la mauvaise répartition géographique des praticiens sur le territoire français.

Concernant la réforme dentaire, il s’agirait de changer le 3ème cycle actuel court en un DES ouvrant les portes à une carrière hospitalo-universitaire en permettant de devenir chef de clinique assistant, ce qui semble être un bon projet défendu par l’UNECD. Pour le cycle long, l’internat, il s’agirait de subdiviser l’actuelle spécialité médecine bucco-dentaire en différents DES spécialisés (endodontie, parodontie, pédodontie…) ce qui peut être « un plus » pour les personnes souhaitant s’hyperspécialiser dans un domaine, ce qui semble par ailleurs être le devenir de notre profession. Mais ce qui peut être « limitant » aussi pour ceux qui souhaiteraient simplement approfondir leur formation globale d’omnipratique.

 

  • Que sais-tu de l’UNECD ?, de l’EDSA ?

 

Je connais l’UNECD par d’autres étudiants qui y sont impliqués ; c’est une association représentative des étudiants en chirurgie dentaire des 16 facultés réparties sur le territoire français. Son but est de faire entendre la voix des étudiants, de mettre en places des missions et projets (solidarité Maroc, prévention Gardez le sourire) et de fédérer les différentes facultés entres elles.

L’EDSA est une association qui représente les étudiants en chirurgie dentaire à l’échelle européenne.

 

  • Connais-tu le nom des syndicats dentaires et penses-tu qu’ils soient utiles voire nécessaires à la profession ?

 

Je ne connais que le syndicat Union Dentaire ; c’est la consœur, membre union dentaire, chez qui j’ai réalisé mon premier remplacement qui m’en a parlé. Je ne suis pas assez renseignée sur le sujet pour émettre un avis sur leur nécessité.

 

  • Que penses- tu des modalités du stage actif ?

 

Il me semble que ce stage peut être un bon tremplin entre la vie étudiante et la vie professionnelle. Il peut s’agir d’un stage d’observation ou actif avec la prise en charge par l’étudiant de patients sous la responsabilité du maitre de stage. Il nous permet surtout d’avoir une vision concrète des enseignements de droit, gestion et comptabilité que nous avons reçus. Il dépend beaucoup du cabinet et du praticien avec qui nous l’effectuons.

Dans ma situation, mon stage actif est réalisé sans l’aide d’une assistante. Or, il se trouve que pour mon premier remplacement, j’ai eu la chance de travailler avec une assistante au fauteuil. L’aide apportée par une assistante, que ce soit dans les soins au fauteuil, dans la gestion du cabinet, des patients, me parait maintenant indispensable sans compter le bien-être moral qu’une bonne entente avec son assistante apporte au chirurgien-dentiste pour pallier à la solitude du cabinet.

 

  • Pourquoi envisages-tu de continuer et passer le concours de l’internat ? Dans quel domaine ?

 

Je me pose la question du passage du concours de l’internat à la fin de ma 6ème année alors que je ne l’envisageais pas pendant le reste de mon cursus et cela à cause de l’envie d’approfondir ma formation. Je souhaiterais présenter le concours en vue de la spécialité chirurgie orale qui s’est avérée être une véritable découverte lors de ma formation au sein du service de chirurgie orale du CHRU de la Pitié Salpêtrière.

Sortie de route ?

Par Jacques Le Voyer, Conseiller du Président

 

La lecture de l’éditorial du journal éponyme du syndicat dentaire CDF 1835/1836, m’a laissé pantois ! Le secrétaire général confédéral y expose notamment sa vision de la gestion conventionnelle du syndicat qu’il représente.

Certes, j’aurais pu à l’instar du titre de cet éditorial suivre le conseil de son auteur. « Bien faire et laisser dire » mais la caricature qu’il présente m’impose une réaction sans compromis ! Qu’un responsable confédéral d’un tel niveau se permette d’écrire sur un tel ton est singulier. N’y aurait-il qu’un syndicat signataire, qu’un seul syndicat qui porterait cette nouvelle convention ? Sans les représentants des CDF et leurs experts, les débats dans les groupes de travail auraient-ils été mornes et leur vacuité affligeante ? Eh bien non n’en déplaise à l’auteur de cet éditorial, l’UD n’est pas un satellite de plus qui tournerait autour de la planète confédérale. Ses responsables ET ses experts ont participé et participent EUX AUSSI activement aux 9 groupes de travail comme cela est prévu par le texte conventionnel. Ils sont aussi présents et font entendre leurs voix pour participer à la vie conventionnelle.

Je tiens aussi à rappeler à l’auguste auteur de cet éditorial que les responsables de l’Union Dentaire n’ont de cesse AUX COTÉS DE CEUX DE SON SYNDICAT de défendre la convention que notre président a signé avec le sien. Qu’ils battent la campagne partout en France pour présenter et expliquer à nos consœurs et confrères au travers de prés de 90 réunions (une paille !) la mise en place de cette réforme. Sans jamais tirer la couverture à nous, alors que nous pourrions rappeler qu’il aura fallu plus de vingt ans aux responsables de notre syndicat pour amener ceux du sien à négocier enfin cette réforme avec nous.

Magnanimes, je mettrai ce dérapage fâcheux sur le compte d’un manque de recul lié à une prise de fonction récente. Je lui rappelle que l’Union Dentaire travaillera toujours à l’unité syndicale, sans abdiquer jamais de sa liberté de parole pour faire avancer et défendre notre profession. Mais l’Union ne peut se construire à sens unique, aussi je préfére l’exigence de l’altérité à l’aveu de faiblesse qu’est la tentation hégémonique.

Le choix de l’avenir

Alors que les beaux jours arrivent, la profession est dans les « starting blocks » pour le top départ de la nouvelle convention.

Les premiers effets les plus tangibles seront effectifs dans nos cabinets le premier avril, alors que les différents groupes de travail liés à cette nouvelle convention planchent encore d’arrache-pied sur les mesures nouvelles pour les préciser et mettre en œuvre les innovations prévues.

En effet, si les revalorisations d’actes accompagnées des premiers plafonnements se mettent en place dans 3 semaines, les syndicats signataires s’entretiennent avec les financeurs sur :

 

  •  Le nouveau devis conventionnel

L’UD ne se laissera pas imposer un modèle de devis avec un reste à charge zéro d’emblée systématique

  •  Les critères de prise en charge majorée (de 100 euros par séance) des soins sur les patients avec handicap.

 

  • L’indexation des plafonds prothétiques

 

  • Les exigences particulières des patients – qualité et esthétique – nécessitant des coûts supplémentaires et plus de travail.

 

  • La prise en charge globale de la prévention

 

  • La mise en place d’un parcours de soins incitatif

 

  • L’évolution de la CCAM avec l’apparition de nouveaux codes pour nouveaux actes et matériaux

 

Bref, autant de sujets vitaux nécessaires à la nouvelle convention qui permettra aux praticiens d’améliorer leur exercice, de le faire évoluer en offrant à leurs patients de nouveaux actes pris en charge.

Sans l’engagement des deux syndicats signataires, notre profession serait sous règlement arbitral et ne participerait donc pas à ces travaux essentiels ; elle serait exclue des décisions importantes prises dans ces différents domaines.

Via ces deux syndicats, la profession garde aussi la main sur son avenir, en acceptant ou refusant – comme l‘UD l’a décidé pour l’avenant 2, dont les montants CMU-ACS sont décidément trop bas – de signer les avenants successifs négociés.

Votre syndicat, l’Union Dentaire prend toute sa place et fait entendre sa voix dans ces différents groupes de travail.

Sa stratégie n’est pas celle du « Non systématique » ni celle du « Béni-oui-oui » mais bien celle qui est et sera bénéfique à toute la profession : signer ce qui apporte un plus ; refuser et dénoncer ce qui n’ira pas dans ce sens.