Dossier de Presse de l’ujcd

Négocier n’est pas signer !

L’Union Dentaire est le seul syndicat à avoir accepté de rester jusqu’à la fin des séances de négociationscar ce que l’on oublie de vous dire, c’est qu’en cas de règlement arbitral, ce seront les dernières propositions qui auront été faites qui serviront de base aux futures négociations qui se dérouleront à l’issue de cet arbitrage !

 

Que préférez-vous : un arbitrage qui parte des simples propositions de la caisse ?

 
Vendredi, les deux autres syndicats ont décidé de suspendre leur participationmais en aucun cas ne se sont retirés des négociations !

Les 3 délégations ont d’ailleurs quitté la séance de négociations en même temps !

 

L’Union Dentaire affirme haut et fort que les propositions faites par la caisse, même si elles évoluent, sont toujours inacceptables.


Nous affirmons qu’en l’état actuel, les négociateurs demanderont à leur Conseil d’Administration de se prononcer contre cet avenantsi rien n’évolue d’ici le 20 janvier.

 

Négocier n’est pas signer !

La réalité, deux points de suspensions !

Les quelques semaines, voire quelques mois, qui viennent de s’écouler depuis le début des négociations conventionnelles ont provoqué l’apparition sur les réseaux sociaux de comportements et de commentaires à la limite de la confraternité.

Ces praticiens, obnubilés par Facebook et le plus souvent syndiqués membres du même syndicat libéral, ne semblent pas tolérer qu’il y ait des personnes qui pensent et réfléchissent différemment.

L’Union Dentaire condamne avec force ce manque de liberté de pensée et d’expression de la part d’un syndicat qui se revendique “premier syndicat représentatif dentaire”.

 

L’Union Dentaire accepte l’idée d’une réforme profonde de notre profession, d’un changement de pratiques, d’une anticipation vers l’exercice de demain, ce que certains refusent encore de voir aujourd’hui, en réclamant d’aller dès maintenant au règlement arbitral.

Oui, L’Union Dentaire a imposé son idée d’une union syndicale forte avec les deux autres syndicats, union nécessaire pour former ce front commun indispensable lors des négociations, mais compliquée à mettre en oeuvre au vue des fortes réticences préalables.

Oui, L’Union Dentaire a accepté, depuis le départ, d’aller au bout des négociations, afin de pouvoir juger sur pièce de ce que l’on nous proposerait.

Une séance de négociations est un moment fort, où l’ensemble des partenaires sociaux réfléchissent aux différentes solutions pour améliorer notre exercice .

Une séance de négociations est un moment où un syndicat expose ses propositions, ses idées et bien sûr ses doutes, mais en aucun cas c’est un moment pour se “pavaner” sur internet, écouter sans rien proposer ou s’arcbouter sur des positions irréalistes.

Oui, nous avons accepté certaines idées défendables de nos partenaires syndicaux, car l’Union Dentaire ne rejette pas en bloc les propositions des autres syndicats négociateurs.

 

Oui, nous avons accepté l’idée de réfléchir sur le plafonnement de certains de nos actes à entente directe car dans toutes négociations un syndicat se doit d’être prêt à débattre des contreparties.

Mais réflexion et interrogation n’ont jamais été synonymes d’acceptation ; ce raccourci a malheureusement souvent été utilisé sur les réseaux sociaux.

L’Union Dentaire n’ a jamais écrit et n’écrira jamais être pour les plafonnements.

L’Union Dentaire s’est juste interrogée sur un éventuel montant acceptable par la profession.

Pourquoi ne le ferait-elle pas quand on sait que plus des 2/3 de la profession a déjà accepté le plafonnement de sa couronne céramique en signant le protocole entre la CNSD et la MGEN ? Ces confrères ont bien dû juger ce plafond acceptable…

Donc, au lieu de s’indigner, d’injurier ou de vociférer sur les réseaux sociaux dès que le mot plafonnement est prononcé, laissons la liberté de pensée et de réflexion à ceux qui ont le courage d’analyser l’ensemble des propositions, acceptables et non acceptables et de prendre ensuite la décision d’être pour ou contre.

 

Oui, l’Union Dentaire craint un éventuel règlement arbitral, qui pour elle serait plus néfaste pour l’ensemble de la profession que les conclusions de la négociation actuelle.

Oui, nous le craignons, et Oui nous l’exprimons.

Oui, nous ferons tout notre possible pour l’éviter sans engager la profession dans une voie sans issue, en la dirigeant vers l’exercice de demain où la prévention et la réalisation de soins conservateurs deviendront enfin des actes nobles, tarifés à leur juste valeur.

 

C’est le 26 Janvier, et seulement à cette date, que le Conseil d’Administration national de l’Union Dentaire se prononcera pour donner ou non un mandat à son Président pour signer ou rejeter le texte qui lui sera soumis.

Négocier n’est pas signer et suspendre n’est pas quitter !

Suite à la suspension de la CNSD, suivie par la FSDL, malgré l’effet d’annonce, les syndicats décident de rester à la table des négociations en attendant la séance du 19 Janvier initialement prévue au calendrier.

L’Union Dentaire vous propose de retrouver l’ensemble des documents fournis par l’UNCAM afin de construire votre propre avis.

Négocier ne veut pas dire signer comme réflexion et interrogation n’ont jamais été synonyme d’acceptation.

Bonne lecture.

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Les apprentis sorciers rêvent-ils d’un règlement arbitral ?

Par Philippe Denoyelle, Président de l’Union Dentaire

 

La profession a sans doute vécu en 2016 l’une des années les plus difficiles, les plus éprouvantes, de son histoire. Un fait majeur a dominé l’année écoulée : nous avons réussi à réaliser cette unité syndicale que les consœurs et confrères attendaient depuis longtemps. Ainsi, nos trois syndicats représentatifs se sont exprimés d’une seule voix à l’ouverture des négociations conventionnelles.

 

Force est de constater que certains se sont engagés à contre cœur dans cette démarche. D’où cette attitude double entre la position en négociation et celle sur les réseaux sociaux ! 

 

L’Union Dentaire pourrait comprendre que certains responsables syndicaux choisissent de refuser toute forme d’encadrement ou de plafonnement pour les actes prothétiques, et rejettent par conséquent toute idée de négociation sur ce point. Cette démarche jusqu’au-boutiste ne correspond pas à notre conception de la responsabilité syndicale, mais notre attachement à la liberté d’opinion nous conduit à l’admettre comme une option syndicale possible.

 

Mais si c’est le cas, il faut le dire clairement et publiquement. Garder le silence, en séance comme à l’extérieur, c’est non seulement faire obstacle au bon déroulement des négociations mais c’est aussi tromper la profession. Cette attitude est intolérable.

 

Les apprentis sorciers, qui imaginent pouvoir tirer leur épingle du jeu en acceptant tacitement la politique du pire, comprennent-ils qu’en agissant ainsi ils font en réalité le jeu de la ministre de la Santé, qui attend avec impatience la date du 1er février prochain ? Eux qui dénoncent l’étatisation de la santé, sont-ils conscients du fait que la « convention arbitrale » – si par malheur elle est appliquée demain – soumettra notre exercice libéral conventionnel au bon vouloir du ministère ?

 

Les prochaines séances de négociation seront décisives, à la fois pour nos syndicats et pour l’UNCAM. L’Union Dentaire en mesure tous les enjeux. Nous pouvons encore obtenir de l’assurance maladie plus et mieux que ce qu’elle nous a présenté jusqu’à présent : de meilleures revalorisations, l’introduction de nouveaux actes, des contreparties plus équilibrées, plus ciblées et acceptables en matière de prothèse. Notre responsabilité est très claire : nous devons absolument maintenir un front commun et tout faire pour que 2017 ne soit pas l’année des occasions manquées.