Dossier de Presse de l’ujcd

Soyons positifs !

Par Sébastien ABIN, Trésorier National de l’Union Dentaire

 

Tout changement majeur entraîne avec lui son lot d’inquiétudes et de questionnements. C’est exactement ce qu’il se passe pour la mise en place de cette nouvelle convention. Au début, certains ne verront rien de positif, que les inconvénients, que les petits bugs informatiques qui persistent, que les actes qui se cotent différemment ; il est de toute façon toujours difficile de sortir de sa zone de confort.

 

Le premier conseil pour commencer à aller mieux : arrêtez de vous nourrir avec du négatif !

 

Plus qu’un conseil pour gérer ce passage à la nouvelle convention, ce devrait être un conseil de tous les jours, réfléchissons ensemble : 

  • Comment vous sentez vous quand vous lisez des articles qui ne font que critiquer ou se plaindre sur nos conditions de travail ?
  • Comment vous sentez vous quand vous passez plusieurs heures sur un groupe  Facebook de dentistes qui ne font qu’exposer leurs petits malheurs et leurs avis négatifs sur tout et n’importe quoi ?
  • Comment vous sentez vous après avoir lu un édito syndical qui, semaine après semaine, répète inlassablement que l’avenir du dentaire est fini et que la liberté n’existe plus ?

La négativité est présente partout autour de nous et malheureusement cela plombe le moral et chose encore plus grave et dangereuse, c’est très contagieux !!!

 

Mais comment aller mieux, que faire pour sortir de cette spirale ?

 

Premièrement, faites une « diète négative » : identifiez les endroits, réseaux sociaux, groupe Facebook, forum où les sujets ne sont que critiques, plaintes et dénigrements et faites une pause pendant un mois en vous désabonnant. L’effet est garanti ! Au début, la crainte de rater quelque chose d’important est tenace mais rassurez vous, si quelque chose d’important se passait vraiment, vous le saurez par d’autres moyens voire par quelqu’un de votre entourage qui vous remontera l’information.

 

Deuxièmement, commencez à vous nourrir de positif car il existe mais pour le regarder et le comprendre il faut déjà le voir.

Pour notre nouvelle convention, c’est la même chose, apprenez à vous rendre compte de toutes les revalorisations de soins que vous faites à longueur de journée, des nouveaux actes qui sont désormais remboursables et des meilleures prises en charges comme pour les inlays-onlays.

 

Troisièmement, quand les effets des 2 premières étapes se font ressentir, retournez petit à petit vers les différents documents présent dans notre kit, vous verrez que l’ensemble est présenté de façon positive :

  • Des fiches simples et pratiques pour que tous les jours vous ayez à portée de main les codes et paniers nécessaires à votre exercice.
  • Des présentations powerpoint ou vidéo où le message permet de se rendre compte que la convention actuelle est bien meilleure que le règlement arbitral qui nous était promis. Le message le plus positif étant que cette convention nous permet de rester dans un système conventionnel qui désormais sera évolutif et suivra sur certains points l’évolution de nos charges et donc l’évolution de nos exercices.

 

En conclusion, on pourrait dire qu’être négatif n’est pas dramatique tant qu’on se projète sur le fait de changer et de devenir à court ou moyen terme un adepte de la pensée positive.

La positivité est un cercle vertueux, plus vous êtes positif… et plus vous devenez positif. Plus vous apprenez à voir du positif, plus vous en verrez. 

L’Union Dentaire continuera à vous éclairer sur cette voie où seul le positif et l’avenir de notre profession nous motivent à poursuivre.

L’accès au dossier médical d’un patient décédé

 

Par Franck Mouminoux, Secrétaire Général de l’Union Dentaire

 

L’accès au dossier médical est un droit (article L. 1111-7 du Code de la Santé publique).

Mais ce dernier n’appartient pas aux ayants droits pour autant !

Et sous réserve que le patient décédé ne s’y soit pas opposé de son vivant !

 

Il faut tout d’abord justifier de sa qualité d’ayant droit, cela veut dire que tous les membres de la famille du défunt ne sont pas autorisés à avoir accès au dossier médical.

  • Si une personne décédée a pour successeurs son conjoint ainsi que plusieurs enfants, seuls ces derniers pourront avoir accès au dossier médical. En sont donc exclus les parents, frères et sœurs, oncles, tantes, etc…).

 

  • En l’absence d’enfants, par contre, le conjoint et les parents peuvent y avoir accès.

 

  • Si la personne décédée est mineure, les titulaires de l’autorité parentale peuvent avoir accès à sa totalité, à l’exception d’éléments auxquels elle se serait opposée.

 

Il faut ensuite justifier la demande d’accès à ce dossier médical.

 

L’ayant droit doit préciser, notamment, le motif pour lequel elle a besoin d’avoir connaissance de ces informations.

 

Les ayants droit ne peuvent avoir accès qu’aux informations leurs permettant de connaître les causes du décès, la défense de la mémoire du défunt ou de faire valoir leurs droits.

 

Ce qui veut donc dire qu’ils n’ont pas accès à l’ensemble du dossier médical !

 

En cas de difficultés pour obtenir ce dossier médical de la part d’un établissement hospitalier notamment, il faut saisir la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs), dans un délai de 2 mois à compter du refus de l’établissement.

La CADA statue dans un délai maximum d’un mois.

Ça y est, nous y sommes !

 

La nouvelle convention vient de faire son entrée remarquée dans nos cabinets dentaires.

Depuis le premier avril, chaque praticien ayant procédé à la mise à jour de son logiciel métier, peut faire le constat appréciable des premières revalorisations des soins conservateurs et de l’apparition d’actes nouveaux demandés avec force et persévérance par la profession.

 

La viabilité de notre exercice ne pouvait plus dépendre ad aeternam de la seule rentabilité des prothèses. Celles-ci ne correspondront plus à terme aux besoins des patients des jeunes générations de chirurgiens-dentistes.

Il était indispensable d’amorcer le rééquilibrage de notre activité par des valorisations de nos soins et donner un grand « coup de pouce » à la prévention.

 

Ainsi, par exemple:

  • Aucune valeur d’acte n’est en dessous de celle de la consultation
  • Les restaurations sont revalorisées à hauteur de 48% (une face, deux faces, trois faces, un angle, deux angles, obturation à ancrage radiculaire) ; ces revalorisations vont s’amplifier en 2020,2021, 2022 et 2023 et d’autres vont s’y ajouter.
  • Les inlays et onlays, plus respectueux du tissu dentaire, sont mieux pris en charge.
  • Des actes nouveaux sont pris en charge comme le coiffage pulpaire direct (remboursé et à tarif opposable de 60€).
  • Un effort est porté sur la prévention : les scellements de sillons sont remboursés pour les patients jusqu’à 16 ans ; les vernis fluorés sont pris en charge (au tarif opposable de 25 € pour une application sur les 2 arcades, pour les 6-9 ans, deux fois par an en cas de risque carieux élevé.), le bilan M’t dents est étendu aux enfants de 3 ans.
  • Une amélioration pour la prise en charge des patients avec handicap ou déclarés en ALD : supplément de 100 € pour un patient en situation de handicap, supplément de 20€ pour soins chirurgicaux pour patient en ALD et traité par anticoagulants oraux directs ou par anti vitamine K, bilan parodontal remboursé à hauteur de 50€ pour un patient en ALD diabète.

 

Les contreparties sont des plafonnements progressifs qui s’appliquent sur certaines prothèses conjointes au premier avril 2019.

Elles impacteront surtout les praticiens des grandes villes et dans certaines régions.

 

Le panier RAC modéré et surtout le panier libre permettront à toutes et à tous de pratiquer leur exercice en conservant leur liberté de proposition.

Les praticiens n’auront pas l’obligation en 2019 de présenter à leurs patients un devis sans reste à charge puisque le « 100 % santé » ne débutera qu’en 2020.

L’Union Dentaire participe toujours activement au Groupe de travail sur le devis pour y défendre les intérêts de la profession ; ce sont les praticiens qui sont les plus avisés pour conseiller leurs patients ; une alternative systématique en reste à charge zéro n’a pas lieu d’être !

 

Rappelons aussi que cette nouvelle convention est évolutive ; pour la première fois la valeur de nos actes prothétiques sera indexée sur l’évolution de notre taux de charges.

Pour les plus curieux et ceux qui veulent savoir exactement ce qu’il en est, un examen succinct du règlement arbitral, annulé définitivement par cette nouvelle convention permettra tout de suite de se rendre compte de la différence avec ce nouveau texte signé par l’UD et les CDF.

 

Si vous rencontriez des difficultés à coder ou encore à procéder à votre MAJ logiciel, nous avons mis à votre disposition sur notre site des fiches indispensables qui vous permettront de compléter vos feuilles de soins.

 

L’UD a signé la convention en juin 2018, parce que, année après année, le solde entre valorisations et plafonnements est positif pour la grande majorité de la profession et le sera à terme pour TOUTE la profession.

 

Bonne route à vous dans cette nouvelle convention !

Présentation vidéo Nouvelle Convention

Lors de 88 réunions en région, les cadres et membres du Conseil National vous ont présenté un powerpoint illustré, vivant et pratique qui permettait d’expliquer les tenants et les aboutissants de ce nouveau cadre d’exercice qui vient de se mettre en place à la date du 1er Avril.

 

L’Union Dentaire a décidé de vous permettre d’y accéder et de la vivre de chez vous.

 

Prenez le temps et la nouvelle convention n’aura plus de secret pour vous :

  • Historique
  • Différence avec l’avenant 4 et le règlement arbitral
  • Présentation des revalorisations
  • Description des nouveaux actes
  • Explication des 3 paniers
  • Différenciation des matériaux au sein des paniers
  • Echelonnement des tarifs cibles
  • Mise en place au 1er Avril
  • Présentation de l’aide à la CCAM

 

Cette présentation mise à jour a été réalisée par Alain Dary, conseiller convention de l’Union Dentaire.

 

Bonne lecture.

 

Présentation video