Dossier de Presse de l’ujcd

Corona virus : une mystérieuse infection virale

Origine de l’épidémie actuelle

Depuis la fin décembre 2019, une épidémie liée à un virus aéroporté s’est déclarée d’abord dans le centre de la Chine (province de Hubei), dans la ville de Wuhan (probablement dans le marché aux poissons de cette ville) puis s’est propagée à d’autres villes chinoises comme Shenzhen, Pékin et Shangai. D’autres pays comme le Japon, la Thaïlande et la Corée du Sud ont déclaré également des cas d’infection virale, récemment un cas a été déclaré aux Etats-Unis d’Amérique et trois cas en France. Ce qui représenterait actuellement environ 1300 cas dont déjà 41 décès à Wuhan et sa région. L’OMS redoute une pandémie du fait des déplacements de population occasionnés par les festivités du Nouvel An chinois. Des recherches sont actuellement menées pour identifier la source de cette épidémie, vraisemblablement d’origine animale.

 

Un virus inconnu ?

Ce virus (dénommé actuellement 2019-nCov) fait partie de la famille des coronavirus, virus responsables de pathologies respiratoires plus ou moins sévères, qui peuvent aller d’un simple rhume au SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Le génome de ce virus a été séquencé, ce qui permet une détection rapide du virus par des tests d’amplification génique par transcription inverse (ou RT-PCR). Des prélèvements réalisés sur des patients susceptibles d’être infectés sont soumis à ces tests qui confirment ou infirment l’infection virale. Une mutation du virus actuel est de surcroît possible.

Au début des années 2000, un virus similaire avait été à l’origine d’une épidémie de type SRAS qui s’était propagée à travers le monde (8000 cas recensés) causant le décès d’environ 700 personnes. Plus récemment, en 2012, le MERS-CoV (Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient) a été à l’origine d’infections respiratoires parfois sévères (mortalité dans 30% des cas).  

 

Modes de transmission du virus

La transmission interhumaine de ce nouveau virus est avérée, sans doute par voie respiratoire d’après les pneumologues chinois et les chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris*. La sévérité de cette infection virale est faible et le niveau de contagiosité du virus n’est pas connu actuellement. L’OMS s’est réunie afin de faire le point sur cette épidémie et les mesures nécessaires afin d’éviter la diffusion de ce virus à l’échelle mondiale.

En France, le ministère des Solidarités et de la Santé a communiqué sur les risques épidémiques. Trois cas ont été répertoriés en France (2 à Paris, 1 à Bordeaux), les malades ont été pris en charge par les hôpitaux publics et placés à l’isolement. Les autorités sanitaires cherchent à déterminer les personnes qui ont été en contact avec ces trois malades afin d’éviter la propagation du virus. Aucune précaution particulière n’est prise, actuellement, dans les aéroports français ; pour les vols en partance ou en provenance de Chine, les passagers doivent consulter le site du ministère des Affaires étrangères.

 

Symptômes

Les symptômes sont respiratoires comme dans le cas d’une pneumopathie : toux, mal de gorge, fièvre, frissons, douleurs musculaires et fatigue générale. Dans les formes sévères, un syndrome de détresse respiratoire aigu peut survenir. La mortalité semble faible, néanmoins, certains individus plus fragiles, comme les personnes âgées ou celles dont le système immunitaire est amoindri sont plus exposées à cette infection et aux risques de mortalité. 

 

Traitements

Les traitements sont symptomatiques. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif, seules des mesures préventives permettent d’éviter l’infection.

 

Précautions d’usage et mesures de protection (OMS) 

Afin d’éviter la propagation du virus, des principes de base sont à mettre en œuvre : 

Le lavage fréquent des mains, le port de masques, et pour les personnels de santé en contact avec les malades, le port d’un équipement de protection individuel.

Eviter tout contact étroit avec les personnes atteintes d’infections respiratoires.

Eviter tout contact non protégé avec des animaux d’élevage ou des animaux sauvages. 

Les soignants doivent respecter les précautions d’usage comme le port de masques à haut pouvoir filtrant, et le lavage des mains à l’aide de savon ou de solutions hydro-alcooliques.  

En France, en cas de doutes d’une infection par coronavirus (infection respiratoire aiguë), les autorités sanitaires conseillent à toute personne revenue de Chine de se rapprocher des hôpitaux publics et du Centre 15 (Samu). La positivité ou la négativité du patient pour le 2019-nCov est vérifiée à l’aide d’un test par le Centre national de référence de l’Institut Pasteur (Paris ou Lyon).

Les autorités sanitaires chinoises ont décidé le confinement de plusieurs villes de la province de Hubei ce qui représente près de 56 millions de Chinois. Les vols aériens et les trains au départ de ces villes ainsi que la circulation autoroutière sont interdits. Les festivités du Nouvel An chinois ont été annulées à Pékin afin d’éviter au maximum toute propagation du virus. Certains pays ont décidé le renforcement de la surveillance dans les aéroports internationaux (contrôle de température à l’aide de caméras thermiques), mais l’efficacité de telles mesures est toutefois relative.

 

Pour en savoir plus

Site de l’OMS : Nouveau coronavirus – République de Corée (exporté de Chine). 21 01 2020

Site de l’Inserm : Coronavirus (SRAS-CoV et MERS-Cov)

Site de l’Institut Pasteur : les coronavirus

*Cellule d’intervention biologique d’urgence de l’Institut Pasteur 

Site de Santé Publique France : cas de pneumonies associées à un nouveau coronavirus.

 

 

Par Christophe Teillaud, Conseiller scientifique de l’Union Dentaire

Réforme Retraite : L’UNAPL demande des précisions

L’Union Nationale des Professions Libérales, dont l’UD est membre au sein de la famille Santé, demande dans une lettre datée du 21 Janvier, des informations complémentaires au Secrétaire d’Etat chargé des retraites, Mr PIETRASWESKI.

L’Union Dentaire vous encourage à lire ces demandes.

Ce dossier reste un dossier brûlant que l’Union Dentaire continuera de suivre avec vigilance tout au long de cette année en assistant à l’ensemble des réunions afin de défendre notre spécificité médicale et dentaire.

Notre présence comme membre de  l’Union Nationale des Professions Libérales est indispensable et nous permet ainsi d’être par son intermédiaire, interlocuteur privilégié sur cette reforme.

 

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Contrôles CNAM des Honoraires Limites de Facturation

Information importante :

 

La CNAM va mettre en place un contrôle du respect des honoraires limites de facturation.

 

Dans un premier temps une analyse exhaustive des Feuilles de Soins sera effectuée automatiquement. Le contrôle a pour but de vérifier le respect des honoraires limites de facturation.

 

En cas d’anomalies constatées de manière répétées, une première phase pédagogique est enclenchée. Des courriers sont adressés aux praticiens fautifs les enjoignant de régulariser et d’appliquer les honoraires limites de facturation tels que définis dans la convention.

 

En cas de non-respect, sans rectification,  la procédure peut être répétée par l’envoi de deux ou trois courriers.

 

A la suite de cette phase, les feuilles de soins ne sont plus traitées automatiquement, mais sont analysées manuellement pendant un mois. Le praticien est sorti du système de traitement OGE (Traitement automatisé des feuilles de soins).

 

A l’issue de cette phase, si la CPAM ne constate pas d’anomalies de facturation, les feuilles de soins sont de nouveau traitées automatiquement, il y a réintégration dans le système de traitement OGE.

 

Si des anomalies de facturation sont constatées des sanctions conventionnelles peuvent être décidées.

 

 

Par Bruno Levollant, Secrétaire Général Adjoint National de l’Union Dentaire 

Accès partiel : L’Europe va devoir trancher !

Fin 2017, plusieurs syndicats de professions de santé lançaient un recours devant le Conseil d’État afin de demander l’annulation d’un décret qui autorisait l’accès partiel aux professions de santé, ceux dont les diplômes bénéficient d’une reconnaissance automatique en Europe. 

Etaient donc concernés les 5 professions suivantes : les médecins, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens, les sages-femmes et les infirmiers. 

 

Bien sûr,  l’Union Dentaire s’était associée à ce recours ainsi que la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF), Les Chirurgiens Dentistes de France (Les CDF), la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF), le Syndicat Des Biologistes (SDB), le Syndicat des Laboratoires de Biologie Clinique (SLBC) et le Syndicat des Médecins Libéraux (SML).

 

Les textes incriminés visaient à transposer la directive européenne relative à la “reconnaissance des qualifications professionnelles” et tout particulièrement l’accès partiel aux professions réglementées (dont la chirurgie dentaire) à d’autres professionnels beaucoup moins qualifiés.

En acceptant, par sa décision du 20 Décembre, de renvoyer la question à la Cour de Justice de l’Union Européenne, le Conseil d’Etat reconnait que la transposition par le gouvernement français de cette directive n’est pas ce que prévoit le droit européen. Lors de l’audience, le rapporteur public a conclu que cette question de conformité européenne était « sérieuse et déterminante », dont acte !

 

La Cour de justice de l’Union européenne va donc maintenant devoir trancher sur ce dossier très important pour notre profession : est-il contraire ou conforme au droit européen ?

Ce n’est bien sûr qu’une étape contre la mise en place de cet accès partiel aux professionnels de santé mais l’UD et les autres syndicats signataires de ce recours feront tout pour empêcher sa mise en place.