Communiqué de presse de l’ujcd

Monsieur le Président : La France mérite mieux que des « sans-dents » Rendez le sourire aux Français !

Les chirurgiens-dentistes français sont choqués par le trait d’humour prêté au Président de la République par son ancienne compagne. Ils n’acceptent pas d’être tenus pour responsables d’une situation qu’ils combattent au quotidien. Une autre politique est possible. Au nom de la profession, l’UJCD-Union Dentaire en appelle solennellement au Président de la République pour qu’il mette un terme à ce scandale indigne d’une nation moderne.

Monsieur le Président, vous devez la vérité aux Français ! Vous devez prendre la défense de notre profession et soutenir les chirurgiens-dentistes boucs émissaires faciles d’une situation insupportable. Vous devez dénoncer le désengagement permanent de l’assurance maladie depuis des décennies. Vous savez qu’en trente ans le remboursement des prothèses dentaires par les caisses a été divisé par deux. Vous ne pouvez ignorer que les honoraires des soins dentaires et des extractions (qui nous sont imposés) se sont effondrés et ont aujourd’hui une valeur largement inférieure à nos coûts de revient. Vous devez briser le silence assourdissant des remboursements des complémentaires qui ont dépassé ceux des caisses d’assurances maladie. Jusqu’à quand cautionnerez-vous devant les Français ces dérives intolérables ?

Monsieur le Président, vous devez réagir et mettre un terme à ce scandale sanitaire et social. Sous votre impulsion, une réforme globale de la chirurgie-dentaire doit devenir une priorité nationale ou vous serez responsable d’une exclusion qui explosera inexorablement, laissant toujours plus de patients sur le bord de la route. Depuis des années, notre syndicat démontre qu’une autre politique est possible. Pour qu’elle se mette en œuvre, elle nécessite du courage et de l’ambition pour notre système de santé.

Monsieur le Président, les « sans-dents » sont intolérables, rendez le sourire aux Français !

Philippe DENOYELLE
Président UJCD-Union dentaire

Trait d’Union n° 3 Juillet 2014

Fidèle à son devoir d’information, l’Ujcd dénonce la duplicité Confédérale. L’UJCD n’entre pas dans le piège de la polémique autour de la propagande de la CNSD. Pour que la profession sache à quel point la Cnsd lui ment et travesti la vérité. l’UJCD révèle deux documents qu’elle publie et relève des faits.

Réunion du 19 juin

Le Conseil d’Administration National de l’UJCD réuni à Paris le 19 juin a décidé de ne pas répondre à la propagande honteuse et mensongère de la CNSD.
Il a confirmé que l’UJCD devait continuer de présenter son alternative politique et dénoncer sans états d’âme tous ceux qui attaquent notre profession en s’en tenant aux faits et sans rentrer dans des polémiques stériles.

Concernant le passage à la CCAM
L’UJCD suit attentivement les mises à jours des logiciels dentaires qui doivent permettre à la profession de passer à la CCAM au travers de ses cadres qui en sont béta-testeurs.
L’UJCD dénonce la qualité des éléments fournis par l’assurance maladie à nos éditeurs de logiciels qui présentent de nombreux bugs qui peinent à être résolus.
L’UJCD constate que cette situation met nos éditeurs de logiciels, dans l’impossibilité de délivrer des produits stables à la profession.
L’UJCD incite en conséquence l’ensemble des chirurgiens dentistes à la plus grande prudence dans sa décision de passage à la CCAM.
L’UJCD s’interroge sur les motivations des caisses et de la CNSD à précipiter cette transition alors que ni la profession, ni les caisses, ni les complémentaires ne sont prêtes.

L’UJCD exige que la période de transition soit prolongée jusqu’à ce que nos logiciens soient stabilisés et la CCAM complétée afin de permettre une bascule sereine entre ces deux nomenclatures.

L’UJCD va demander un nouveau report de la mise en place de la CCAM, tant que celle-ci n’est pas totalement finalisée et applicable

Vous savez que le Conseil d’État a finalement rejeté le référé introduit par l’UJCD-Union dentaire en vue d’obtenir la suspension des dispositions de l’avenant 3 à notre convention. Cette décision a donc rendu applicable au 1er juin la CCAM voulue par la CNSD et la Sécu. Elle a aussi rendu applicable les autres mesures acceptées sans discussion par la Confédération, mesures qui renforceront l’emprise des régimes d’assurance maladie — particulièrement des complémentaires — sur notre profession. Après la loi Le Roux, l’avenant 3 : le rouleau compresseur est en route, avec la complicité objective du « syndicat majoritaire ».

Plus que jamais, prudence et vigilance s’imposent !

Le jour même où le Conseil d’État rendait sa décision, la Commission paritaire nationale, réunie sous la présidence de la CNSD, se voyait contrainte de lâcher un peu de lest et arrêtait le principe d’une période « de transition » jusqu’au 31 juillet prochain. Il s’agit en fait d’un report partiel et de courte durée : durant ces quelques semaines, il sera possible de fonctionner en NGAP ou en CCAM. Mais vous devez savoir que l’option CCAM est irréversible, c’est pourquoi nous vous recommandons surtout de ne pas vous précipiter. Pourquoi ?

– Parce que nombre de mises à jour des logiciels n’ont pas été complètement débuguées et ne peuvent pas être considérées aujourd’hui comme stabilisées. Si vous les utilisez dans leur état actuel, vous risquez de rencontrer des difficultés, voire de sévères plantages. Notre conseil : pas de précipitation, attendez que toutes les nouvelles versions soient stabilisées. ET n’incriminez pas les éditeurs de logiciels : dans de nombreux cas, ils ont reçu des informations erronées et doivent encore remplacer ou corriger les briques logicielles incorrectes ou incomplètes qui leur ont été fournies par la Sécu. L’UJCD travaille avec ces éditeurs en leur faisant remonter les bugs et anomalies signalées par les praticiens. A cet effet, nous vous remercions de prendre quelques minutes pour répondre à un très court questionnaire en cliquant sur ce lien.

– Parce que le paramétrage des nouvelles versions de logiciels est une opération longue et complexe.Outre une bonne connaissance des bases de la CCAM, cette opération requiert souvent le concours d’un informaticien pour vous accompagner au mieux lors de ce basculement et vérifier que tout fonctionne correctement. Notre conseil : assurez-vous de la disponibilité de la hot-line avant de vous lancer dans cette manipulation. Là encore, pas de précipitation, prenez le temps de bien respecter chaque étape et donnez-vous le temps de maîtriser le nouvel environnement qui constituera désormais le cadre de votre activité.

L’UJCD-Union dentaire a sévèrement critiqué cette « Classification confédérale » qui n’est pas la CCAM dont la profession a besoin, non seulement pour assurer une meilleure gestion de notre activité, mais encore pour faire évoluer nos conditions d’exercice. Pour autant, l’UJCD prend acte de la situation et n’entend pas laisser les consœurs et les confrères sans recours ni aide face à la mise en œuvre de cette CCAM. C’est pourquoi, en dépit de notre opposition, nous vous avons préparé un ensemble de fiches et de documents pour vous aider à comprendre et à maîtriser ce délicat processus.

Pour défendre la profession, faites confiance à l’UJCD !