Communiqué de presse et dossier de presse

L’union Dentaire attire l’attention du président de la République et de l’ensemble de nos concitoyens. Après des mois de négociations, un accord a été trouvé entre deux syndicats dentaires, la sécurité sociale et les complémentaires, permettant une revalorisation des soins dentaires conservateurs en contrepartie d’une limitation tarifaire sur certaines prothèses.

A ce jour, les bénéficiaires de la CMU et des ACS sont exclus notamment de l’accès Reste A Charge Zéro avec des tarifs et des remboursements inférieurs à ceux négociés pour l’ensemble de nos patients. Dans certains cas, beaucoup trop nombreux, les tarifs sont même inférieurs à ceux de la fabrication de la prothèse en elle-même. Certains actes ne sont réalisables qu’à perte pour les chirurgiens-dentistes comme tout ce qui concerne les appareils amovibles ou leurs réparations.

 


Le Reste A Charge Zéro  a été négocié pour l’ensemble des français et doit bénéficier à l’ensemble des français, CMU et ACS compris.


 

Après avoir décidé en 2017 de diminuer les remboursements auxquels avaient droit les bénéficiaires des ACS en les limitant au panier CMU, l’UNCAM et le gouvernement préparent une nouvelle baisse des prestations aux ACS et CMU.

Ironie ou cynisme, alors que le président vantait son plan pauvreté, l’UNCAM essayait de mettre en place une régression pour les plus pauvres.

 

Donner encore moins à ceux qui ont déjà moins !

 

L’Union Dentaire demande que les bénéficiaires des minimas sociaux aient droit aux mêmes prothèses, aux mêmes coûts et aux mêmes remboursements que n’importe quel patient.

Elle exige que l’article 8 de la convention signée soit respecté et s’opposera donc à toute baisse de tarif. Une diminution de coût des cotisations ne peut cacher des dévalorisations et une régression dans l’accès à des soins prothétiques négociés récemment.

 

Dans l’attente, elle suspend sa participation à toute réunion avec l’UNCAM sur le sujet et laisse le gouvernement et le président assumer seuls la responsabilité de sa démarche.

 

 

 

*A compter du 01/01/2021, prothèse complète résine négociée 1100€ , tarif cmu acs 728,50€ et prothèse amovible de transition à plaque base résine, comportant 7 dents, 450€ contre 114,54 pour cmu , acs ( moins que le coût demandé pour sa fabrication ).

A compter du 01/01/2020 Couronne céramo métallique, tarifs négociés 500€, tarif cmu acs 410€

 

 

Communiqué de presse en PDF

Communication, vérité et honnêteté

 

En cette période de reprise et de calme retrouvé après des mois d’âpres négociations, nous pouvions espérer le retour de la sérénité dans les débats. Malheureusement, il n’en est rien.

L’Union Dentaire a essayé, le plus possible, de rester à l’écart des affrontements sur les réseaux sociaux, aussi stériles que malsains. Le travail à mener, pour défendre la profession lors de négociations longues et difficiles, ne laissait que peu d’énergie pour débattre sur facebook dans des discussions sans fin.

Nous avions préféré apporter le maximum d’informations officielles (documents des négociations, éditoriaux), afin d’éclairer la profession en temps réel. D’ici à la mise en place de cette nouvelle convention le 1er avril 2019, nous continuerons en diffusant des documents écrits, en vous avisant des avancées lors des groupes techniques et en venant à votre rencontre lors de réunions d’information organisées dans vos régions afin pouvoir répondre à vos questions.

 

Avant cela, une fois n’est pas coutume, nous nous devons de répondre à la lettre de juillet de la FSDL, envoyée à toute la profession, qui continue de colporter quantité d’informations fausses ou manipulées sur cette nouvelle convention.

  • Sur la forme d’abord : quelques lignes sans chiffres sur les revalorisations et le réinvestissement (1 milliard d’euros tout de même), alors qu’ils représentent deux fois le montant des baisses de tarifs de prothèses, qui sont eux présentés sur 3 pages et demi. Nous passerons sur la présentation du gain global net de la profession, volontairement divisée par 5 pour le faire apparaître comme insignifiant.

 

  • Les faits ensuite : une page sur le 1/3 payant, où l’on fait dire à la ministre ce qu’elle n’a jamais prononcé. Une recherche rapide démontre que les propos quelle a tenus et toutes les informations diffusées parlent de 1/3 payant généralisable, c’est-à-dire non obligatoire.

 

  • Une autre page sur les clauses de revoyure, mêlant habilement vérité et « erreur » ou « omission » comme oublier de dire que dans le règlement arbitral les clauses de revoyure étaient opposables immédiatement et automatiquement sur les soins et les prothèses (sans indexation), alors que la nouvelle convention prévoit l’indexation des plafonds et le report de la discussion de toutes clauses à 5 ans.

 

  • La dernière phrase de l’édito résume à elle seule la finalité de cette lettre, une vision électoraliste du syndicalisme qui préfère choisir l’avenir de sa structure plutôt que celui de la profession qu’il devrait défendre.

 


« La propagande apparaît comme de l’information, alors qu’il s’agit de mensonges élevés au rang de vérité », peut-on lire sur un ouvrage qui a trait à la communication politique.

Nous préférons pour notre part information et vérité.


 

Que la FSDL soit contre cette convention, c’est son droit le plus légitime et elle défend sa vision politique ; nous le respectons. Pour autant, tous les moyens ne sont pas utilisables.

Pour sa part, l’Union Dentaire continuera à défendre la profession dans les nombreuses réunions à venir avec l’UNCAM, afin de mettre en place au mieux cette convention pour l’ensemble des praticiens, mais aussi des français qui sont nos patients.

Loin de nous l’idée de penser que cette convention est la panacée et l’achèvement d’un combat, mais il serait stupide de penser qu’elle est la catastrophe que d’aucuns promettent à la profession.

Dans ce monde complexe, rien n’est ni tout noir, ni tout blanc.

Notre travail sera encore et encore d’en garantir les effets positifs sur les soins conservateurs, la prévention, les modifications de notre exercice et d’aider la profession à aborder ce changement éminemment important en expliquant et en la préparant au mieux.

Cette réforme est aussi importante et complexe qu’elle change les habitudes d’une profession aux prises avec un déséquilibre dans son activité, déséquilibre qu’elle gérait tant bien que mal à contre cœur pour la plupart d’entre nous.

 

Complexe, mais comment pourrait-il en être autrement quand on souhaite modifier des décennies d’un système arrivé à bout ? Depuis les années 2000, l’UJCD, puis l’Union Dentaire, met en garde la profession sur l’obligation d’un changement inéluctable.

 

Nous y sommes aujourd’hui.

Rappel : Changement de tarif !

 

Depuis le 1er septembre 2018, nous sommes obligés d’appliquer des nouveaux tarifs en ce qui concerne les radios panoramiques et les cône Beam.

 

Ceci en application d’une disposition signée par les syndicats de médecins, radiologues, impactant toutes les professions réalisant des actes de radiologie.

 

Notre profession, bien que n’ayant pas participé aux négociations de la Convention des médecins, se retrouve malgré tout dans l’obligation d’appliquer cette baisse, qui reste à l’appréciation du directeur de la CNAMTS, Mr Nicolas REVEL.

 

 

Ce changement de tarification a entraîné des rejets de certaines FSE suite à un problème informatique imputable à la version modifiée de la CCAM fournie par les services de l’UNCAM. Non seulement ceux ci n’ont fourni cette version que deux jours avant la mise en place des nouveaux tarifs, mais en plus elle contenait des bugs qui ont nécessité des mises à jour ultérieures. Il est inacceptable qu’en plus des caisses se soient permis d’en imputer la faute aux praticiens.

 

L’Union Dentaire va donc saisir le directeur de l’UNCAM pour avoir les explications techniques de ces erreurs et en connaitre les responsables afin que cela ne se reproduisent pas, sachant que la mise en place de la nouvelle convention se fera dans six mois maintenant.

 

A ce propos, et sans faire de publicité pour tel ou tel logiciel,  à voir les expériences des uns et des autres il est clair que tous les logiciels ne sont pas aussi efficients et réactifs, il n’y a qu’à se souvenir des problèmes de certains avec le passage à la CCAM – qui chez certains se sont faits très facilement et automatiquement alors que d’autres ont nécessité des heures de prises en main par les praticiens.

 

Le passage à la nouvelle convention va représenter un changement important dans le paramétrage des actes. Que chacun agisse en amont pour être en capacité d’avoir un logiciel efficace et adaptatif avant avril 2019.
C’est un simple conseil de bon sens.

 

 

 

A compter du 1er septembre :

* La radio panoramique dentaire = 20 € (au lieu de 21,28 €) et  Z15 pour l’ODF (code CCAM HBQK002)

* Le cône beam = 69 € (code CCAM LAQK027)

 

Vérifiez vos mises à jour logiciel !

Sous le signe de l’anticipation

Alors que la trêve estivale a déjà rejoint nos albums de souvenirs, nous voilà replongés au cœur de notre activité !

 

Le dernier acte de validation de la convention a déjà eu lieu. Il s’est déroulé en deux temps : tout d’abord avec la signature par nos ministres de tutelle de l’arrêté d’approbation du texte conventionnel et de ses annexes, le lundi 20 août, puis avec sa publication au Journal Officiel, le samedi 25 août 2018.

 

La suppression définitive du règlement arbitral est une excellente nouvelle pour surmonter le “blues de la rentrée”.

 

Dès les semaines qui viennent, les deux syndicats signataires vont mettre en place, avec l’assurance maladie obligatoire, les instances de suivi de la vie conventionnelle dans nos départements, nos régions et au niveau national.
L’application des revalorisations et des mesures de modérations tarifaires prothétiques se mettra en route progressivement dans nos cabinets à partir d’avril 2019.

 

Nous mettrons tout en œuvre pour vous aider à anticiper ces changements.

 

Notre syndicat travaille depuis plusieurs semaines à la conception de documents pour aider adhérents et praticiens à tirer le meilleur parti des revalorisations qui ont été négociées et obtenues.

Une autre des grandes nouveautés de cette convention est que son texte est évolutif.
Dès le lendemain de la signature de la convention, début juillet, les signataires (les caisses d’assurance maladie obligatoire et complémentaire ainsi que l’UD et la CNSD) ont commencé à travailler pour anticiper et accompagner la mise en œuvre des nouvelles mesures.
Dès la semaine prochaine, UD et CNSD participeront à plusieurs groupes de travail avec l’assurance maladie obligatoire et complémentaire pour balayer les domaines non encore finalisés de notre convention, comme notamment la démographie.

 

Enfin, la lutte que notre syndicat a initiée depuis des années a enfin abouti à l’évolution du métier de nos assistant(es) dentaires. La réflexion sur l’organisation du travail dans nos cabinets fait partie de notre programme de rentrée studieux.

 

Au nom de notre syndicat l’Union Dentaire, je souhaite à chaque consœur et confrère une bonne reprise d’activité. Tous ensemble, nous continuerons à faire évoluer notre exercice !