Actualité sur l’UJCD

Les dernières évolutions de la convention

Les récentes parutions au journal officiel ont permis d’activer les derniers actes issus de la convention ainsi que de nouvelles notes de facturation qui ont leur importance.

Ainsi les Inlays Onlays ne seront désormais remboursables que s’ils sont effectués dans le secteur prémolomolaire.

Les inlays core pourront être facturés même s’ils ne sont pas suivis d’une couronne ou d’un bridge définitif dans les 6 mois. Il faudra alors utiliser le code CCAM du panier modéré.

Chez un patient diabétique, une fois réalisé un assainissement parodontal, le détartrage ne pourra être facturé sur la même arcade que 6 mois après l’assainissement. L’inverse n’est pas vrai et certains logiciels comme logos commettent encore cette erreur. En effet, on peut tout fait associer un détartrage et un assainissement parodontal sur la même arcade à condition que le détartrage soit effectué en premier et pas le même jour que l’assainissement.

Pour limiter les hospitalisations, il est octroyé un supplément de 125 € pour toute avulsion des 4 dents de sagesse réalisé en cabinet dentaire sous anesthésie locale. Si cette nouvelle disposition génère au moins un transfert de 8% vers les interventions en cabinet de ville, alors il y aura création d’un nouveau supplément de 100 € pour l’avulsion des 3 dents de sagesse incluses.

Pour les soins prodigués aux patients en situation de handicap, de nouveaux actes sont désormais applicables.

Ainsi un nouveau supplément de 200 € peut être facturé pour la réalisation d’un ou plusieurs actes techniques en 2 séances ou plus à l’exclusion des actes de radiologie, de prévention, de restauration coronaire par matériau en phase plastique et de chirurgie.

Pour ces patients présentant un handicap, la consultation devient une consultation dentaire complexe à 46 €.  De même, le BBD bénéficie d’un supplément de 23 € .

Pour que ces suppléments soient applicables 3 conditions doivent être réunis

1 – Que le patient souffre d’un handicap physique sensoriel, mental, cognitif ou psychique sévère même si cet handicap parfois ne peut qu’être apprécié subjectivement par le praticien traitant car n’ouvrant pas droit automatiquement à une allocation ou à une ALD .

2- Que le praticien ait rencontré une difficulté dans la réalisation des soins ce qui permet de justifier d’une adaptation de la prise en charge.

3- Que cette difficulté dans la réalisation des soins se trouve référencée dans au moins un des 7 items de la  grille de prise en charge  dans la case « modérée » ou « sévère ».

Cela explique qu’il est nécessaire de remplir cette grille à chaque séance dès lors que l’on veut facturer un supplément à l’assurance maladie car la notion de difficulté dans la réalisation des soins n’est pas forcement systématique  même chez un patient souffrant d’un handicap sévère .

D’autres évolutions de la convention seront activées au 01 janvier 2021 avec une nouvelle revalorisation des soins conservateurs et des actes endodontiques, l’intégration des prothèses amovibles à plaque base résine dans le RAC O qu’il s’agisse des prothèses de transition , définitives ou des réparations.  Les bridges céramo-métalliques du panier modéré seront également plafonnés ainsi que les Inlays composites dont le montant limite de facturation sera de 350 €.

 

par Alain Dary, chirurgien-dentiste à Toulouse (31), Secrétaire général adjoint de l’Union Dentaire

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : L’Union Dentaire est pour le financement public des syndicats sous conditions

Paris, le 14 octobre 2020

Dans une lettre du 5 octobre adressée aux organisations syndicales, Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé, et le Gouvernement ont annoncé qu’ils souhaitaient que les syndicats puissent bénéficier d’un « financement pérenne visant à soutenir leur participation à la vie conventionnelle ». Des concertations pour en définir les modalités seront organisées au premier semestre 2021.

L’Union Dentaire défendra cette proposition, dont elle n’est pas à l’origine, sous conditions.

Ce financement ne doit pas être prélevé sur les chirurgiens-dentistes qui reversent déjà une part conséquente de contributions à différents organismes institutionnels. Il doit être alloué sur le budget de l’Etat tout en étant transparent et indépendant.

Ce financement doit servir tous les syndicats représentatifs, qu’ils soient signataires ou non de la convention dentaire. Il ne doit pas enchainer les syndicats et rendre leurs décisions, leurs orientations et leur doctrine dépendantes de ces subsides publiques.

Ce financement doit être institutionnalisé et non politisé pour qu’il soit durable et ne soit pas remis en cause au moindre mouvement du balancier politique.

Enfin, ce financement ne doit attendre aucune autre contrepartie que de permettre, de manière pérenne, la défense du dialogue social entre l’Etat, les organismes sociaux et les syndicats de professionnels de santé libéraux.

 

 

A propos de l’Union Dentaire

Syndicat de chirurgiens-dentistes régi par la loi du 21 mars 1884 | Membre fondateur de l’ADF | Membre fondateur de l’UNAPL

Depuis 60 ans, l’Union Dentaire se bat pour penser et agir en faveur de l’avenir de la profession de chirurgiens-dentistes en France. Présente localement auprès de ses adhérents et des praticiens en général, l’Union Dentaire est l’un des principaux syndicats représentatifs de la profession de chirurgien-dentiste.

Contact
Clément Neveu | Tél. : 01 44 85 51 29 | Mail : c.neveu@union-dentaire.com

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Election de la nouvelle équipe dirigeante de l’Union Dentaire

Le 12 octobre 2020, les administrateurs de l’Union Dentaire ont élu au Conseil National un nouveau président, Franck Mouminoux, et son équipe.

Président de 2011 à 2020, Philippe Denoyelle a passé la main à une nouvelle équipe. Franck Mouminoux remercie Philippe Denoyelle pour son investissement et les actions qu’il a menées durant toutes ces années avec des avancées concrètes et tangibles pour tous les praticiens dont, tout particulièrement, la convention dentaire.

Franck Mouminoux, 52 ans, est chirurgien-dentiste à Aurillac (Cantal) depuis 1994. Fervent partisan de l’exercice libéral dans un département en manque de praticiens, il exerce aujourd’hui avec trois consœurs dans ce qu’il appelle « une vraie entreprise de santé dans laquelle le débat, la concertation, les échanges humains et le compromis final sont permanents et enrichissants ». Impliqué dans les problématiques de son territoire et adhérent à l’Union Dentaire depuis 1997, Franck Mouminoux a petit à petit gravi les échelons du syndicat : délégué départemental, président de la région Auvergne Rhône Alpes, secrétaire général national et maintenant président. Respect, intégrité, solidarité, esprit d’équipe et d’engagement, partage et convivialité : c’est imprégné des valeurs du rugby qu’il a pratiqué qu’il prend la tête du syndicat.

L’Union Dentaire, c’est un syndicat précurseur d’idées et à la pointe de la réflexion sur notre profession, affirme Franck Mouminoux. Cette conception d’un syndicat d’avant-garde est un point essentiel pour mon équipe et moi-même. Nous continuerons dans cette direction initiée par mes prédécesseurs : être progressistes, humanistes et innovants, au service des chirurgiens-dentistes et de l’avenir de la profession. Dans un paysage syndical atomisé et changeant, le syndicat est déterminé à convaincre les chirurgiens-dentistes de sa place centrale et essentielle dans le débat dentaire.

Les défis futurs seront de taille. Après la crise sanitaire, les élections URPS sont notre prochain challenge, indique Franck Mouminoux. L’Union Dentaire sera au rendez-vous des négociations futures pour défendre les intérêts des chirurgiens-dentistes et de leurs patients auprès des autorités. Cela commencera dès ce jeudi 15 octobre lors de la rencontre avec Thomas Fatome, Directeur général de l’Assurance Maladie.

Nous sommes des petites entreprises de santé et nous lutterons contre la marchandisation et la financiarisation de notre profession, continue le nouveau président de l’Union Dentaire. L’humain est et doit rester le moteur de notre vision et de nos actes. Mon équipe et moi-même sommes prêts à relever ces défis.

Président National : Franck MOUMINOUX
Secrétaire générale national : Sophie BRASSART
Trésorier national : Arnaud DESCLOS DE LA FONCHAIS
Premier vice-président national : Sébastien ABIN
Vice-présidente : Janig BRUCHIER
Vice-président : Bruno LEVOLLANT
Vice-président : Elie SFEIR
Vice-présidente : Muriel WAGNER
Secrétaire général adjoint : Alain DARY
Secrétaire général adjoint : Pierre SCHMIDT

Toute l’équipe en cliquant ici

 

A propos de l’Union Dentaire

Syndicat de chirurgiens-dentistes régi par la loi du 21 mars 1884 | Membre fondateur de l’ADF | Membre fondateur de l’UNAPL

Depuis 60 ans, l’Union Dentaire se bat pour penser et agir en faveur de l’avenir de la profession de chirurgiens-dentistes en France. Présente localement auprès de ses adhérents et des praticiens en général, l’Union Dentaire est l’un des principaux syndicats représentatifs de la profession de chirurgien-dentiste.

 

Contact
Clément Neveu | Tél. : 01 44 85 51 21 | Mail : c.neveu@union-dentaire.com

Et l’humain dans tout ça?

La question environnementale est un sujet vaste, complexe et souvent abordé de manière incomplète. Mais parler d’environnement, c’est avant tout de parler de l’humain. Ne l’oublions pas !

Écrire sur l’environnement dentaire n’intéresse malheureusement encore qu’une frange infime de la profession. En raison des contraintes qu’implique le respect des mesures environnementales. Mais aussi parce que les défenseurs de la cause terrestre sont souvent catalogués de « anti ceci » ou « anti cela ».

Les sempiternelles recommandations d’économie d’énergie ou de triages des déchets n’arrivent pas à engendrer d’autres changements de comportements, comme modifier nos moyens de transport (avions, croisières) ou avoir des engagements associatifs etc…

Mais on oublie souvent que traiter d’environnement implique avant tout de parler de l’humain.

Alors nous parlerons d’environnement en pensant à l’humain. Son cadre de vie (habitation, quartier, campagne) et son cadre de travail (stress, espace, horaires…).

Dans nos petites entreprises de santé, encore à taille humaine en 2020, nous avons lutté contre la marchandisation de notre profession et sa transformation en entreprises commerciales.

Notre technicité et notre travail manuel font de nous des artisans-soignants et nécessite du compagnonnage pour transmettre nos sens cliniques qui se développent au fil des années.

Nous sommes aussi entourés d’une équipe dévouée et professionnelle dédiée à l’accueil, aux soins et à l’administration des patients. Avec une grande équipe, nous assurons de meilleurs services (qualité des échanges, temps d’attente réduit, écoute, réactivité…).

Nos entreprises ne sont pas celles du productivisme et de la rentabilité. Elles respectent l’humain, les employés comme les patients. Pas de chômage chez les assistantes dentaires.

L’humain, c’est aussi travailler avec nos entreprises locales. Il devient urgent de créer des filières françaises industrielles unifiées et solides. Et que nous, professionnels de santé, essayons, autant que faire se peut, de faire vivre nos entreprises locales. C’est aussi notre responsabilité de citoyen et d’humain. Celles et ceux qui y travaillent sont nos voisins, nos amis, les parents de nos enfants, ceux que nous croisons tous les jours et avec qui nous formons une société.

Défendre une industrie implantée en France est une façon de sortir du système tel que nous le connaissons. Relocaliser l’économie et créer de l’emploi sur place, c’est une façon de sortir de ce système de consommation frénétique qui est effrayant d’un point de vue sociétal et environnemental.

Nous devons concentrer nos efforts pour défendre notre environnement professionnel. Nous devons « chasser les marchands du Temple », pourvoyeurs de soins « low cost », la dérèglementation aveugle, le chômage et les conditions de travail dégradées. Ceci pour le bien de nos entreprises de santé, pour le bien de nos employés mais aussi de la société que nous voulons transmettre.

C’est notre responsabilité d’humain.