Informations sur l’UJCD regroupant les Diffusions Publiques, Diffusions Adhérents et les Diffusions Cadres.

Santé bucco-dentaire et parcours de soins des patients

Jusqu’à récemment, la santé bucco-dentaire semblait être complétement détachée de la santé globale du patient comme si la bouche ne faisait pas partie intégrante du corps  humain. Ce n’est que peu à peu, notamment avec les recommandations de prise en charge des patients atteints de pathologies cardiaques ou des bilans pré-interventionnels  des chirurgiens-orthopédistes que les choses ont commencé à bouger. Pour la première fois, la prise en charge spécifique des patients diabétiques dans la convention récente signée entre l’Assurance maladie et les chirurgiens-dentistes montre un début de prise de conscience.

La santé bucco-dentaire, condition essentielle d’une bonne santé globale

Pourtant, c’est une évidence, une bonne santé bucco-dentaire est une condition essentielle d’une bonne santé globale. De nombreuses études démontrent le lien systémique entre les maladies parodontales et le diabète et les maladies cardio- vasculaires mais aussi les maladies respiratoires, les affections liées aux accouchements, la polyarthrite rhumatoïde, l’ostéoporose, l’obésité, les  maladies rénales et encore le syndrome métabolique, les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin); Alzheimer, le psoriasis, la dysfonction érectile et l’apnée du sommeil .

Lorsque l’on est en bonne santé, on observe un équilibre immunologique, une homéostasie. Une inflammation clinique signe une rupture d’équilibre, un début de dysbiose, une gingivite qui en s’aggravant évolue vers une parodontite.

Si l’on prend l’exemple du diabète, la relation est bidirectionnelle. En cas de maladie parodontale, les études montrent une prévalence et une sévérité augmentées de diabètes. Et à l’inverse, en cas de diabète, les études montrent une prévalence et une sévérité augmentées de maladies parodontales.

Or ce qui ressort de l’analyse des données de santé du SNDS (système national des données de santé), c’est que les patients atteints de maladies chroniques recourent de façon insuffisante aux cabinets dentaires. Particulièrement les hommes, les personnes en situation défavorable mais aussi les personnes de plus de 73 ans et les résidents en EHPAD.

Les chirurgiens-dentistes, des professionnels  de médecine orale

Une résolution de l’OMS de 2007 dit qu’il faut introduire la santé orale dans les programmes de maladies non transmissibles. Or, tant que les chirurgiens-dentistes ne sont pas reconnus comme professionnels de santé et de médecine orale au même titre que tout médecin spécialiste, rien n’évoluera vraiment. Nous passons notre temps à prévenir les différents protagonistes : “il faut nous inclure et améliorer la communication interprofessionnelle entre les différents corps médicaux”.

Les prochaines négociations devront, sans faillir, continuer à promouvoir l’idée de santé globale et de parcours de soins cohérents et efficaces ou le Chirurgien-dentiste pourra être un acteur précieux et indispensable pour contribuer autant à la bonne santé qu’au retour à la bonne santé par la prévention, l’accompagnement, l’éducation thérapeutique personnalisée du patient. Ce n’est qu’à cette condition primordiale que notre profession pourra se prévaloir d’exercer une médecine bucco-dentaire évolutive et actuelle. Cela demande une prise de conscience des praticiens et du gouvernement mais aussi la formation et la professionnalisation de nos salariés.

L’avenir est au travail de groupe coordonné  et c’est un des ingrédients majeurs.

par Janig Bruchier, chirurgien-dentiste à Saint Brieuc (22), Vice-présidente de l’Union Dentaire

 

Plus d’informations : http://www.ufsbd.fr/wp-content/uploads/2020/12/UFSBD-XXIe-Colloque-Les-actes_vsOK.pdf

Remboursement du vaccin Gardasil pour les garçons

Depuis le 1er janvier 2021, le vaccin Gardasil 9, utilisé contre les papillomavirus humains (HPV), est remboursé à 65% par l’Assurance maladie pour les jeunes garçons dès l’âge de 11 ans.

Il était enfin temps de mettre fin à cette incongruité médicale qui consistait à ne protéger que la moitié de la population , à savoir les jeunes filles. Certes la dangerosité du virus s’exprime plus chez les femmes. Mais il n’y avait aucun sens à se priver de vacciner 50% de la population possiblement contaminée et donc contaminante . Cet « oubli », sans doute pour des raisons sociologiques, est réparé pour le plus grand bien de tous et toutes.

par Pierre Schmidt, chirurgien-dentiste à Calais (62), Secrétaire général adjoint de l’Union Dentaire

Unissons nos différences

Dernièrement, sur un réseau social, des représentant(e)s d’un nouveau syndicat se sont retrouvés assaillis jusqu’à recevoir des commentaires misogynes et homophobes. La pluralité et les différences gênent certains sur des réseaux sociaux censés être des communautés mais qui deviennent de plus en plus communautaristes.

Nous avons déjà connu l’exemple des dégâts que peut provoquer l’inertie d’un syndicat hégémonique dont le seul objectif est de préserver le statu quo pour mieux garder le pouvoir. L’émergence d’une concurrence permet de faire bouger les lignes. Il est sain pour notre profession que cette concurrence soit maintenue pour ne pas laisser l’Etat décider à notre place.

Et pourtant face aux perspectives à venir, les différences sont source d’une force dont la profession a besoin.

Quand nous avions réclamé des masques, il y a un an, nous avions travaillé avec la SFCD et uni toutes les composantes de la profession. Les deux autres syndicats avaient décliné cette démarche commune.

Quand l’Union Dentaire travaille sur la démographie ou sur les spécialités, elle le fait de concert avec l’UNECD. Car quand nous devrons trouver une solution à la désertification, faudra-t-il le faire au profit des envies des uns et au détriment des besoins des autres? Trouverons-nous en notre sein des solutions pérennes ? Ou laisserons-nous la main à une administration incapable de s’administrer elle-même?

Devant l’invasion des centres dentaires, chacun va-t-il y aller de son côté, quitte à se prendre des revers juridiques préjudiciables à l’ensemble de la profession?

Dans une organisation libérale “médecin généraliste” centrée, personne n’attendra la fin des luttes fratricides entre dentistes pour mettre en place la permanence des soins, les CPTS et l’interprofessionnalité ! Qu’on le veuille ou non.

Nous ne gagnerons jamais à opposer les jeunes contre les anciens, les spécialistes contre les dentistes de famille, les hommes contre les femmes, les zones sous-dotées contre les zones sur-dotées.

Dans la situation actuelle, encore plus qu’hier, alors que cette crise sanitaire n’en finit plus, il n’y a pas une once d’énergie à perdre en conflit stériles et “virtuels” combats qui ne sont qu’une vulgaire perte de temps.

C’est riche de nos différences que nous avancerons!

par Pierre Schmidt, chirurgien-dentiste à Calais (62), Secrétaire général adjoint de l’Union Dentaire

2ème vague de l’enquête « Vaccination contre la Covid-19 » des FCPTS

Mi-décembre 2020, les FCPST vous avaient sollicité(e) pour répondre à quelques questions sur la future campagne de vaccination contre la Covid-19.

Plus de 5 200 professionnels de santé de premier recours ont participé à cette enquête, relayée par les medias.

Le SARS-CoV-2 est toujours là et la campagne de vaccination a démarré depuis un peu plus d’un mois.

Alors que l’organisation de la vaccination s’étend vers les soignants de premier recours, il semble important aux FCPTS de vous donner à nouveau la parole.

Pour cette deuxième vague de l’enquête “Vaccination contre la Covid-19”, votre avis et vos suggestions sont essentiels, que vous ayez ou non participé à la première vague.

Répondez à l’enquête en cliquant ici