“Ne pas donner moins à ceux qui ont déjà moins”

 

Cette phrase prononcée ce matin par notre Président de la République lors de l’annonce de son plan pauvreté nous fait réagir.

L’union Dentaire attire donc l’attention du Président de la République et de l’ensemble de nos concitoyens sur la différence de traitement faite entre les patients ayant droit à la CMU-C et aux ACS, et les autres non bénéficiaires.

Après des mois de négociations, un accord a été trouvé entre deux syndicats dentaires, les régimes d’assurance maladie obligatoire et complémentaires permettant une revalorisation des soins dentaires conservateurs en contrepartie d’une modération tarifaire sur certaines prothèses.

 

A ce jour, les bénéficiaires de la CMU et des ACS en sont toujours exclus avec des tarifs et des remboursements inférieurs à ceux négociés pour l’ensemble de nos patients. Dans certains cas, beaucoup trop nombreux, les tarifs sont même inférieurs aux coûts de fabrication de la prothèse en elle-même.

 

Ce qui a été négocié pour l’ensemble des français doit bénéficier à l’ensemble des français, CMU et ACS compris. Pire une mesure décidée par le ministère en mars 2017 diminue les remboursements auxquels avaient droit les bénéficiaires des ACS en les limitant au panier CMU. Certains actes ne sont plus réalisables qu’à perte pour les chirurgiens-dentistes comme tout ce qui concerne les appareils amovibles ou leur réparation*.

 


L’Union Dentaire demande que les bénéficiaires des minimas sociaux aient droit aux mêmes prothèses, aux mêmes coûts et aux mêmes remboursements que n’importe quel français. Elle s’oppose à ce qu’une diminution de coût des cotisations cache une régression dans l’accès à des soins prothétiques négociés récemment.


 

Reprenant la célèbre formule du président en Juin 2016 « On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif….. On doit mieux responsabiliser et mieux prévenir ».

L’Union Dentaire en profite pour rappeler qu’aucune amélioration n’aura d’efficacité sur le moyen et long terme sans la prévention et la responsabilisation. Elle renouvelle le principe phare avancé depuis plus de 15 ans par notre syndicat : l’instauration d’un suivi régulier de soins, du donnant donnant, amélioration de la prise en charge ET implication des patients dans leur santé par des visites régulières chez leur praticien. Chacun y gagnera : les patients pour leur santé et les finances publiques car plus de prévention aujourd’hui diminuera les soins demain.

 

Responsabiliser et prévenir sont les garants d’une meilleure santé et de besoins futurs en diminution.

 

L’égalité devant l’accès aux soins que souhaite l’Union Dentaire est de “donner autant à ceux qui ont moins ” et cela passera par la disparition espérée du panier CMU.

 

 

 

*à compter du 01/01/2021 : prothèse complète résine négociée 1100€, tarif CMU et ACS : 728,50€ ; prothèse amovible de transition à plaque base résine, comportant 7 dents, 450€ contre 114,54 pour CMU et ACS (moins que le coût facturé pour sa fabrication). À compter du 01/01/2020 Couronne céramo-métallique (blanche) tarifs négociés 500€, tarif CMU ET ACS 410€

La tête froide

 

Dans une course de fond, et c’est bien de cela qu’il s’agit avec les négociations conventionnelles en cours, le moment le plus difficile est celui où l’on aborde la dernière ligne droite, un moment où tout peut être remis en question si l’on n’est plus capable de garder la tête suffisamment froide pour suivre la ligne stratégique que l’on s’est fixée au départ. Tous les négociateurs, y compris ceux qui représentent les régimes d’assurance maladie, sont aujourd’hui dans cette situation.

 

Un simple regard sur les derniers mois écoulés suffit à prendre la mesure exceptionnelle de ces négociations conventionnelles. Exceptionnelles, elles l’auront été non seulement en raison de leur durée – une nouvelle et longue étape en 2017-2018 après le « round » bien décevant de 2016-2017 – , mais surtout par les possibilités de renouveau de notre exercice conventionnel. Car c’est bien un changement affirmé de perspective qui constitue la réelle innovation de ces négociations.

 

Priorité à la prévention et aux soins conservateurs, avec revalorisation des actes qui s’y rapportent, recherche d’un nouvel équilibre réduisant la part de la prothèse dans le fonctionnement de nos cabinets, voilà les orientations que l’UD et l’ensemble de la profession appelaient de ses vœux depuis tant d’années. Aujourd’hui, ce nouvel axe a été acté par tous, le projet initial de RAC zéro a été largement détricoté grâce à notre action résolue, le principe d’un suivi périodique des valorisations a été accepté.

 

En son état actuel, avant l’ultime séance de négociation, le projet ne retient pas toutes les demandes que nous aurions aimé voir prises en compte, mais cela n’exprime-t-il pas la nature même d’une négociation ? Si ce projet conventionnel est adopté demain, il restera donc beaucoup à faire aux organisations qui, comme l’Union Dentaire, pratiquent un syndicalisme de responsabilité. C’est justement l’intérêt du système paritaire de permettre d’aller toujours plus avant dans la recherche de solutions favorables à tous. N’oublions pas qu’avec le règlement arbitral, c’est exactement le contraire qui se produirait : plus de dialogue ni de négociations entre la profession et les régimes d’assurance maladie, et risque de mainmise totale de l’État sur notre secteur d’activité.

 

Nous n’avons jamais caché, bien au contraire, notre intention et notre volonté de mettre à profit chaque séance afin de négocier jusqu’au dernier instant avec l’ensemble de nos interlocuteurs. C’est dire que, à l’approche du terme de cette négociation, notre détermination demeure entière. Ainsi, les négociateurs de notre syndicat sauront demain, comme ils l’ont fait depuis septembre dernier, défendre les revendications que porte l’Union Dentaire. Ils sauront garder la tête froide et continueront de se battre en ayant constamment à l’esprit les intérêts supérieurs de la profession.

Simple, efficace, indispensable et toujours accessible !

L’Union Dentaire vous fait découvrir son logiciel d’aide à la cotation CCAM.

 

Comme promis lors de notre présentation lors de l’ADF, l’Union Dentaire a décidé d’aider au quotidien les confrères à comprendre la CCAM, ses subtilités, ses dangers et les changements d’habitudes que cela amène par rapport à la NGAP.

 

Mieux qu’une simple conférence, plus efficace qu’une video, toujours accessible depuis son poste de travail, ce logiciel vous permet de verifier ou de comprendre une codification en 2 ou 3 clics. Finies les interprétations et les cotations non comprises, cette aide vous permet d’exercer et de coter en toute confiance, en respectant les textes de lois tout en connaissant les règles de tarification mais aussi l’ensemble des actes qu’il est possible d’associer afin de valoriser notre exercice.

 

Vous pouvez trouver ci-apres une petite video qui vous fait découvrir concrètement la facilité et l’intérêt de ce logiciel qui reste continuellement disponible en arrière plan de votre logiciel professionnel :

 

 

L’ensemble des adhérents à jour de cotisation peuvent dès maintenant accéder à cette aide à la cotation CCAM en se connectant avec leurs identifiants et mot de passe qu’ils peuvent retrouver sur leur attestation d’adhésion.

 

Les non adhérents peuvent cotiser très rapidement au tarif d’une première année d’adhésion et ainsi avoir accès au logiciel en cliquant ici.

 

Apres avoir regarder attentivement la petite video ci-dessus qui fait aussi office de mode d’emploi, vous cliquez sur la bannière ci-apres et votre logiciel UD d’aide à la cotation CCAM apparait.

 

 

Bonne découverte !

Pourquoi l’Union Dentaire ira jusqu’au bout de la négociation !

 

À l’issue du congrès de l’ADF, l’Union Dentaire est plus motivée et plus déterminée que jamais à reprendre la négociation conventionnelle afin de faire aboutir les transformations de notre exercice attendues par l’ensemble des chirurgiens-dentistes. En effet, la semaine qui vient de s’écouler a été riche en signes encourageants pour la profession et en appréciations favorables à l’action de notre syndicat dans le domaine conventionnel.

 

La principale confirmation que nous retirons des très nombreux échanges que nous avons eus tout au long du congrès est fondamentale : nos consœurs et confrères ont parfaitement compris que seule la négociation peut éviter le désastre que représenterait pour l’ensemble des cabinets la mise en œuvre de toutes les dispositions du règlement arbitral. Cela valide en particulier la démarche pragmatique et responsable adoptée par l’UD et montre clairement que, même s’ils « demandent à voir » – ce qui est légitime – les praticiens rejettent les discours de division et les dérives aventureuses. Dont acte.

 

L’enjeu de la négociation en cours tient en quelques mots. Pour l’essentiel, nous revendiquons un changement réel de perspective pour notre exercice conventionnel et nous voulons que cela soit confirmé par de véritables revalorisations sur la prévention et les soins conservateurs, par la garantie d’un équilibre pérenne grâce à de véritables clauses de revoyure et d’indexation des plafonnements, par le maintien de larges espaces de liberté pour répondre aux attentes des patients et permettre d’intégrer à notre exercice quotidien les nouvelles technologies.

 

Sur la plupart de ces points, les négociateurs de la profession ont d’ores et déjà obtenu des garanties. Certes, celles-ci devront être confirmées et précisées le moment venu de façon formelle dans un projet de texte conventionnel, mais nous pouvons considérer qu’une étape importante a aujourd’hui été franchie. Nous pouvons être légitimement fiers du fait que les propositions de l’UD concernant le panier d’actes essentiels constituent désormais la référence pour tous, y compris pour les régimes d’assurance maladie. Nous y voyons avant tout la possibilité de grandes avancées pour la profession et la preuve que le tripartisme peut devenir une réalité lorsque les considérations de santé sont adoptées par les différents acteurs comme axe de leur action.

 

Le cycle des négociations est loin d’être achevé, mais de nouvelles ouvertures se dessinent actuellement pour la profession. Nous avons déclaré d’entrée de jeu que l’UD refuserait sa signature si le solde net entre revalorisations et contreparties ne nous apparaissait pas suffisant et en adéquation avec les efforts consentis. Nous le répétons aujourd’hui, car nous attendons de la part des régimes d’assurance maladie qu’ils fassent encore des pas importants en direction de la profession. Mais nous voulons croire qu’une issue favorable sera possible en fin de période de négociation. C’est cet objectif qui mobilise désormais toutes nos forces.