UNION-DENTAIRE se positionne.

Par Philippe Denoyelle, Président de l’Union Dentaire

Force est de constater que la dynamique prévue par le texte conventionnel s’est concrètement mise en route dès le lendemain de la signature par l’UD et la CNSD. Comme convenu avec les caisses 9 groupes de travail se sont mis en place et, moins d’un an après la publication au J.O. de la nouvelle convention 2 d’entre eux ont déjà abouti à la rédaction d’avenants.

Rappelons que seuls les syndicats signataires participent à ces groupes de travail car seuls ceux-ci ont une vision réelle et présente de l’évolution de cette nouvelle convention ce qui nous amène par ailleurs à se poser la question de la légitimité

du syndicat non signataire qui s’arroge le droit de former les confrères à cette nouvelle convention, tout en la dénigrant à longueur de communication ? »

L’avenant 1 à la nouvelle convention met à jour la CCAM et entérinant les travaux de la CHAP. l’UD le signera.

l’UD refuse par contre, comme elle l’a annoncé depuis plusieurs mois, de signer l’avenant n° 2. En effet les patients relevant de l’ACS (recevant des aides pour souscrire une mulle) n’auront pas les mêmes droits et le même accès au 100% santé que le reste de nos patients.

Outre le coté discriminatoire de cette mesure, cela augmente considérablement le nombre de patients bénéficiant des tarifs CMU (fusionnés avec les ACS depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019). Par ailleurs cette mesure fragilise plus encore l’économie des cabinets qui ont un fort pourcentage de cette patientèle en difficulté.

Il va de soi que l’UD continuera le combat pour obtenir la revalorisation des soins pour ces population et de la même façon l’Union-dentaire renforce sa place et son rôle pivot en ne signant pas systématiquement tout amendement.

La signature de la nouvelle convention par l’UD, en fait un partenaire conventionnel incontournable.

 

Sur tous les fronts, la vie d’un syndicat signataire

Par Philippe Denoyelle, Président de l’Union Dentaire

 

En ce début d’année, la gestion de la vie conventionnelle est dense pour les syndicats signataires, notamment en raison de leur implication dans les nombreux groupes de travail prévus par la nouvelle convention. Leur but est de la compléter, en préciser les modalités d’application voire l’améliorer. En effet, à la différence des précédentes, cette convention va évoluer au fil du temps. De plus, les nombreuses réunions d’information animées par les cadres de l’Union Dentaire sont l’occasion pour nos cadres de la présenter, et d’exposer ses nouveautés sur l’ensemble du territoire.

 

Vendredi 25 janvier a eu lieu un nouveau groupe de travail pour élaborer le futur devis conventionnel avec l’assurance maladie obligatoire et les complémentaires. Tous souhaitent un devis simple, lisible pour toutes les parties, et dont la compréhension soit facilitée. Force est de constater que si certaines remarques des représentants de l’UD ont été prises en compte, la copie reste encore à améliorer. L’Uncam doit lever de trop nombreuses zones d’ombre, qui ne permettent pas, pour l’instant, de recueillir l’aval de l’Union Dentaire par sa signature d’un avenant.

 

Les réunions de présentation de la convention animées par les cadres de notre syndicat connaissent un succès qui ne se dément pas, témoignant ainsi de la qualité de la formation qui y est dispensée, contrairement à certaines séances très onéreuses, ou celles du syndicat non signataire, dont on se demande comment il peut apporter aux praticiens une assurance de qualité et exposer objectivement un texte qu’il dénigre depuis des mois…

 

Enfin, ce jeudi 31 janvier, a eu lieu une Commission Paritaire Nationale, moment toujours très important de la vie syndicale conventionnelle, à laquelle participent exclusivement les syndicats signataires de la convention. Lors de cette réunion, l’Union Dentaire fera avec l’assurance maladie le point de l’avancements des groupes de travail, de l’évolution de la nomenclature, et du calendrier des mesures démographiques.

 

C’est ainsi que, semaines après semaines, l’Union Dentaire continue à travailler pour faire évoluer notre exercice, et permettre à la profession de suivre la voie tracée pour lui assurer un futur prometteur.

L’engagement qui nous unit !

Alors que le congrès annuel de l’ADF, LE congrès de toute notre profession, va s’ouvrir, les rencontres qui se dérouleront à cette occasion vont permettre à nos consœurs et confrères d’échanger sur les nouvelles perspectives qui s’ouvrent pour leur avenir avec l’arrivée de la nouvelle convention.

L’UD sera en pointe dans ce dialogue pour vous éclairer. Cette convention va marquer un virage dans notre exercice. La position archaïque de certains dont le fonds de commerce est la caricature, l’invective et l’opposition à tout accord, joue sur la peur. Nous serons à vos côtés pour vous rassurer, vous expliquer les enjeux de la nouvelle convention.

  • Tout d’abord, ses cadres seront à votre écoute pour dialoguer sur son stand 1M21. 
  • L’UD vous invite le Jeudi 29 Novembre de 14h à 17h, salle 353 (3e étage-côté Neuilly-zone bleue ) à participer à la séance annuelle qu’elle tient et tout particulièrement cette année où nous vous présenterons des outils pour vous accompagner et optimiser l’utilisation de cette convention. 
  • Enfin , lors de la table ronde animée par Thierry Guerrier, le Vendredi 30 Novembre à 10h30 Amphithéâtre Bordeaux, nous vous présenterons notre vision de cette nouvelle convention, son incidence sur notre exercice et ses perspectives évolutives. 

Comme nous l’exposons depuis que l’UD s’est engagée par sa signature , à la différence de toutes les anciennes conventions, celle-ci n’est pas figée, loin de là et déjà, 7 groupes de travail sur les 9  prévus par ce texte ont commencé à se réunir pour compléter, améliorer le texte signé. D’autres sont prévus pour assurer le suivi de l’impact de cette évolution profonde sur notre exercice. 

Rappelons que seuls les syndicats signataires participent à ces groupes de travail qui mettront en place notamment l’indexation de nos actes sur l’évolution des charges de nos cabinets (réclamée depuis de nombreuses années) mais aussi réfléchiront à l’évolution de la démographie, à l’accueil et aux soins des patients handicapés et au nouveau devis conventionnel.

Cependant, l’UD n’est pas décidée à valider tout et n’importe quoi. La preuve en est avec le début de la négociation de l’avenant 1 à cette nouvelle convention, où nous sommes le seul syndicat qui se bat pour que les patients ACS, cotisants à une mutuelle, ne soient pas assimilés aux patients CMU-C, dans l’intérêt des patients eux-mêmes et bien sûr des chirurgiens-dentistes.

Le 1er avril 2019, les premières mesures se mettront en place. L’avenir est ouvert et l’UD s’engage à continuer son combat, votre combat, pour faire de cette nouvelle convention l’acte fondateur d’un changement de notre exercice dans l’intérêt de toutes et de tous.

En l’état, l’UD ne signera pas un avenant CMU-ACS

Par Philippe Denoyelle, Président de l’Union Dentaire

 

En janvier dernier en cours des négociations conventionnelles, notre ministre de la santé affirmait que les ACS rejoindraient le cadre général de la convention et donc le 100 % santé.

Aujourd’hui, ce qui est proposé aux français et par voie de conséquence à la profession, n’a plus rien à voir puisqu’il est question de fusionner l’ACS avec la CMU-C aux tarifs de la CMU-C.

 

Pourquoi cela est-il inacceptable pour l’UD ?

 

  • Parce que contrairement à ce qui avait été dit et prévu pendant les négociations conventionnelles, l’UD ne se battra et n’acceptera que des améliorations (comme sur les bridges collés, les bridges Cantilever, les métaux précieux), et refusera toute” sous nomenclature “et tout recul pour une partie de la population.

 

  • Parce que les ayant droits ACS qui adhèrent à une mutuelle par le biais d’une participation de 1 euro par jour (30 euros par mois, soit plus que ce qu’ils cotisaient souvent auparavant) n’auraient pas droit aux mêmes paniers de soins que tous les autres adhérents à une complémentaire, mais au panier réduit de la CMU-C, ce qui est injuste et amoral.

 

  • Parce que, si la profession accepte de pratiquer des tarifs sociaux pour déjà 5,5 millions d’ayants droit CMU-C, il n’est pas possible d’augmenter ce nombre à près de 10 millions de français, ce qui risquerait de remettre en cause les équilibres financiers prévus par la nouvelle convention dentaire et en conséquence celui des cabinets ayant déjà un fort taux de CMU et qui amènerait à terme une désertification encore plus importantes des quartiers concernés.

 

  • Parce que l’envoi à tous les parlementaires de notre dossier sur les conséquences de la fusion ACS CMU-C reçoit un très bon accueil. En effet, l’ensemble des nombreuses réponses ainsi que notre audition à la commission des affaires sociales du Sénat montrent que notre action est comprise et commence à porter ses fruits.

 

Le 100 % santé pour tous promis par ce gouvernement ne s’adresserait donc qu’à une partie de la population, signifiant un manque d’égalité patent.

Les praticiens devront faire face à l’incompréhension voire de la colère des patients bénéficiaires de l’ACS face à cette tromperie , quand ils s’apercevront qu’ils n’ont pas droit au 100% santé de la convention négociée, mais à un choix de prothèses moindre.

 

Donc NON et fermement NON, si un avenant allant dans ce sens était proposé aux syndicats signataires, l’Union Dentaire refusera de le signer et le combattra.

Parce que l’UD continuera son rôle de défense de la profession en faisant tout son possible pour faire respecter les accords prévus dans la nouvelle convention.

 

L’Union Dentaire permet ainsi par sa signature le contrôle et l’amélioration du texte, rendus impossible si nous étions restés sur la touche à attendre d’hypothétiques résultats électoraux.