Onlays : L’UD demande le changement de chapitre !

Lors de la négociation de la nouvelle convention, il était convenu que l’augmentation de la prise en charge par l’UNCAM concernant les Inlay/Onlay favorise le changement de paradigme tant souhaité par la profession, en choisissant une technique conservatrice en tissus dentaires.

S’il s’avère exact que l’UNCAM a respecté ses engagements, en augmentant leur base de remboursement à hauteur de 100 €, il n’en est pas de même des prestations de l’UNOCAM.

 

En effet, de nombreuses remontées d’adhérents de l’Union Dentaire nous font part de leur très mauvaise prise en charge par les organismes complémentaires, qui pour beaucoup se contentent de compléter à hauteur de la base de remboursement ou pour d’autres, d’octroyer un forfait peu conséquent.

Dans la CCAM, les inlays/onlays sont classés dans le chapitre 7.2.2, celui des soins conservateurs. Or l’Inlay/Onlay est une pièce prothétique, reconstituant une partie abimée ou délabrée d’une dent. À l’image des facettes , il devrait donc être classé dans le chapitre 7.2.3 relatifs aux soins prothétiques- prothèses dentaires.

 

Dans un premier temps, l’Union Dentaire alerte les Commissions Paritaires Départementales, Régionales et Nationale depuis de nombreuses semaines et, de façon légitime, argumente afin que les Inlay/Onlay, placés dans le chapitre des soins de la nouvelle convention, soient déplacés dans celui de la prothèse. 

Faut-il ici simplement préciser, encore une fois, que seuls les syndicats signataires de cette convention participent à ces commissions et peuvent donc faire évoluer les choses ?

Dans un second temps, l’Union Dentaire, qui doit très prochainement rencontrer Maurice RONNAT, le président de l’UNOCAM, va user de toute son énergie pour que les organismes complémentaires comprennent l’intérêt commun d’une meilleure prise en charge de ces thérapeutiques.

 

Doit on faire la comparaison de prise en charge entre un Inlay-Core et sa couronne d’une part et un Inlay/Onlay d’autre part ? (nous parlons bien de comparaison de prise en charge, et pas d’alternative thérapeutique…). Pour l’UD, force est de constater que l’acte prothétique le plus mutilant (IC + couronne) est mieux pris en charge que l’acte prothétique conservateur que représente l’Inlay/Onlay !

 

L’Union Dentaire saisit à la fois l’UNCAM et de l’UNOCAM, afin que ces Inlay/Onlay participent grandement au changement de pratique qu’elle défend depuis des années. Si cette situation devait perdurer, il est bien évident que le changement de paradigme n’aurait pas lieu.

Pourtant, étrangement, l’Union Dentaire semble être la seule organisation syndicale à ce jour à combattre cet état de fait !

L’Union Dentaire continuera de promouvoir une vision résolument médicale de notre exercice. L’économie ne saurait s’opposer aux priorités thérapeutiques de notre exercice professionnel.

 

 

Par Franck Mouminoux, Secrétaire Général National de l’Union Dentaire

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Inlay/Onlay :  Changeons de paradigme !

L’Union Dentaire interpelle l’UNCAM et l’UNOCAM sur un point particulier mais au combien important de la nouvelle convention : la grande faiblesse de la prise en charge des Inlay/Onlay par les complémentaires, car ils sont classés dans le chapitre des soins, ce qui explique une prise en charge plafonnée à 100 €.

L’augmentation notable de leurs bases de remboursement laissait pourtant augurer un rapide changement de paradigme tant désiré par toutes les parties prenantes.

 

En effet, l’Union Dentaire, fidèle à sa droite ligne conventionnelle, a validé par sa signature la nouvelle convention le 21 juin 2018, avec comme fil conducteur ce changement tant espéré par toutes les parties signataires.

Les Inlay/Onlay ont été, avec l’indexation, l’un des éléments majeurs qui ont fait que l’Union Dentaire a paraphé cette convention.

 

Technique additive, puisque non destructrice de tissus dentaires, la réalisation d’Inlay/Onlay fait partie de l’arsenal thérapeutique d’aujourd’hui et de demain.

Les techniques d’élaboration et les méthodes de collage et de scellement sont actuellement tellement pointues et fiables, que l’on pourrait imaginer la disparition quasi totale des Inlay Core et des couronnes dans les 10 ans qui viennent !

 

Or, force est de constater que depuis le 1er avril 2019, jour de l’entrée en vigueur de cette (dernière) nouvelle convention, aucun changement notable n’est intervenu, car les devis remis aux patients pour la réalisation d’Inlay/Onlay leur reviennent dans leur très grande majorité (hormis quelques rares mutuelles cadres) avec des réponses de la part des organismes complémentaires qui sont assez explicites : une prise en charge de leur part à hauteur de la base de remboursement, c’est à dire 100 €.

Comment imaginer inciter les praticiens et patients au changement tant que la situation restera une aussi faible prise en charge ?

Le patient doit aussi pouvoir choisir le traitement proposé par son praticien, sans être enfermé par le seul critère financier !

 

L’UNCAM et l’UNOCAM, puisqu’il s’agit aussi d’un problème économique, préfèrent-elles rembourser un Inlay Core et une CCM du panier RAC 0, ou bien un Inlay/Onlay, même en céramique ?

De plus, comment accepter qu’un patient CMU-C puisse actuellement bénéficier d’une prise en charge totale pour un Inlay/Onlay composite à hauteur de 250 €, alors que la grande majorité des mutuelles plafonnent leur remboursement pour les autres patients à 100€, c’est à dire le ticket modérateur ?

 

L’Union Dentaire engage donc un nouveau combat, et demande donc expressément à l’UNCAM et l’UNOCAM  que les Inlay/Onlay rejoignent le chapitre de la prothèse dans la nouvelle convention ( ils sont actuellement dans le chapitre des soins), afin de pouvoir bénéficier d’une prise en charge en rapport avec le fameux changement de paradigme tant espéré !

 

Qu’attendons-nous pour changer  ?

 

 

Par Franck Mouminoux, Secrétaire Général National de l’Union Dentaire

 

 

PS : Lettre envoyée à Madame la Ministre de la Santé avec copie au Directeur Général de l’UNCAM et au président de l’UNOCAM

 

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Nouveau Devis : les avis divergent !

 

L’article 26.4 de la convention dentaire signée en 2018 induit la constitution d’un groupe de travail chargé d’étudier la forme d’un nouveau devis qui permette de répondre aux exigences induites par la mise en place des trois paniers prothétiques (100% Santé, Modéré et Libre). Ce devis conventionnel fera bientôt l’objet de la signature d’un nouvel avenant.

Le devis est au cœur des échanges entre le praticien et son patient lors de l’élaboration du plan de traitement. C’est pourquoi l’union dentaire milite pour un devis simple, lisible et compréhensible par tous.

 

Après une lecture attentive du texte de la convention, l’Union Dentaire a proposé :

Un devis initial sur une page présentant le plan de traitement.

Une proposition d’alternative thérapeutique sur une autre page, séparée, indépendante, présentant le plan de traitement alternatif. ( Voir dans édito du 2 Mai 2019 )

 

Selon le texte de la convention, il est nécessaire de présenter une alternative thérapeutique RAC0 lorsqu’il y a un reste à charge après valorisation de la complémentaire (en cas d’actes panier libre ou modéré) :

 

 

Pour l’Union Dentaire la proposition d’Alternative Thérapeutique :

  • Est établie conjointement au devis initial ou dans un deuxième temps (au choix du praticien, cf ci-dessus)
  • Elle a valeur de proposition pour informer le patient de possibilités différentes sur le plan financier.
  • Elle permet au patient de choisir en toute connaissance de cause.
  • Elle n’engage pas le praticien qui peut parfaitement ne pas être en mesure de réaliser les actes proposés (ex : Couronne Métallique sur molaire)

 

Pour l’instant, la proposition retenue par le GT sous la pression du groupe CDF – UNCAM – UNOCAM propose de mettre en place une nouvelle Usine à Gaz ( Edito du 2 Mai 2019 ) :

  • Devis sur deux pages Recto Verso
  • 1ère page administrative et cases à cocher résumant les deux alternatives thérapeutiques avec leurs valorisations
  • 2ème page présentant conjointement le devis initial et les alternatives thérapeutiques mélangées sur la même page.

 

Nous sommes loin de la volonté initiale de clarté et de simplification prônée par l’Union Dentaire.

L’Union Dentaire reste fidèle à sa position : Accompagner et Défendre la profession !

En l’état actuel, l’Union Dentaire ne pourra pas s’associer à la signature d’un avenant avalisant un tel devis, clairement inutilisable en pratique courante.

 

 

Par Bruno Levollant, Secrétaire Général Adjoint National de l’UD, membre du groupe de travail sur le devis conventionnel