L’UJCD est née en 1960 de la volonté de quelques chirurgiens-dentistes considérant que les problèmes des jeunes praticiens n’étaient pas convenablement pris en compte par les organisations professionnelles existantes.
Association loi 1901, l’UJCD se voulait alors une structure de réflexion et de prospective dont les sujets de prédilection concernaient essentiellement l’installation des jeunes praticiens, la maîtrise des coûts de production des soins, la protection sociale des confrères, l’organisation des retraites et des assurances professionnelles, les contraintes bancaires, la formation continue ainsi que les dossiers concernant l’environnement économique des cabinets dentaires.
Elle a contribué très activement à la mise en place en 1978 des Associations de Gestion destinées à établir la clarté fiscale, et a participé à la création de l’AGAPS (Association de Gestion Agréée des Professions de Santé) ainsi qu’à des associations régionales ou départementales.

Au début des années 90, l’UJCD répertorie trois facteurs fondamentaux. D’une part, elle constate une non-évolution, depuis sa création en 1946, du système conventionnel, et notamment de la nomenclature des actes professionnels, et depuis plus de quinze ans de la revalorisation des lettres-clés, d’autre part, elle évalue les dispositions nécessaires à l’amélioration de la santé bucco-dentaire des patients, notamment en matière de prévention, enfin, elle analyse les effets du numerus clausus qui entraîne un début de vieillissement de la profession.

Le choix d’un syndicalisme différent…

En 1995, l’Union des Jeunes Chirurgiens-Dentistes se transforme alors en syndicat et devient l’UJCD-Union Dentaire. Elle propose une autre voie d’exercice professionnel qui réponde à la fois aux besoins des patients et aux demandes des chirurgiens-dentistes, condition de leur adaptation à la culture du XXIème siècle.

Elle élabore une politique de santé dentaire nouvelle, reposant sur de nouveaux rapports conventionnels, une nouvelle nomenclature, la prise en compte de priorités sanitaires, de la responsabilisation de l’ensemble des acteurs de la santé dentaire. C’est cette politique qui est discutée avec les caisses d’assurance maladie et les financeurs complémentaires (sociétés d’assurances et mutuelles), et qui est proposée au gouvernement au milieu de l’année 2000.

C’est cette politique qui a inspiré le débat actuel sur l’évolution de notre profession. L’UJCD milite pour une redéfinition du système de prise en charge des soins dentaires, redéfinition reposant, entre autres, sur un accord-cadre tripartite (profession-régimes obligatoires- organismes complémentaires) et sur l’élaboration d’un “panier de soins essentiels”.

Depuis une vingtaine d’années, le poids du secteur dentaire dans le budget de l’assurance maladie a été pratiquement divisé par trois. Diverses enquêtes ont montré que la profession est majoritairement en attente de ce type de réforme.