Pourquoi l’Union Dentaire ira jusqu’au bout de la négociation !

 

À l’issue du congrès de l’ADF, l’Union Dentaire est plus motivée et plus déterminée que jamais à reprendre la négociation conventionnelle afin de faire aboutir les transformations de notre exercice attendues par l’ensemble des chirurgiens-dentistes. En effet, la semaine qui vient de s’écouler a été riche en signes encourageants pour la profession et en appréciations favorables à l’action de notre syndicat dans le domaine conventionnel.

 

La principale confirmation que nous retirons des très nombreux échanges que nous avons eus tout au long du congrès est fondamentale : nos consœurs et confrères ont parfaitement compris que seule la négociation peut éviter le désastre que représenterait pour l’ensemble des cabinets la mise en œuvre de toutes les dispositions du règlement arbitral. Cela valide en particulier la démarche pragmatique et responsable adoptée par l’UD et montre clairement que, même s’ils « demandent à voir » – ce qui est légitime – les praticiens rejettent les discours de division et les dérives aventureuses. Dont acte.

 

L’enjeu de la négociation en cours tient en quelques mots. Pour l’essentiel, nous revendiquons un changement réel de perspective pour notre exercice conventionnel et nous voulons que cela soit confirmé par de véritables revalorisations sur la prévention et les soins conservateurs, par la garantie d’un équilibre pérenne grâce à de véritables clauses de revoyure et d’indexation des plafonnements, par le maintien de larges espaces de liberté pour répondre aux attentes des patients et permettre d’intégrer à notre exercice quotidien les nouvelles technologies.

 

Sur la plupart de ces points, les négociateurs de la profession ont d’ores et déjà obtenu des garanties. Certes, celles-ci devront être confirmées et précisées le moment venu de façon formelle dans un projet de texte conventionnel, mais nous pouvons considérer qu’une étape importante a aujourd’hui été franchie. Nous pouvons être légitimement fiers du fait que les propositions de l’UD concernant le panier d’actes essentiels constituent désormais la référence pour tous, y compris pour les régimes d’assurance maladie. Nous y voyons avant tout la possibilité de grandes avancées pour la profession et la preuve que le tripartisme peut devenir une réalité lorsque les considérations de santé sont adoptées par les différents acteurs comme axe de leur action.

 

Le cycle des négociations est loin d’être achevé, mais de nouvelles ouvertures se dessinent actuellement pour la profession. Nous avons déclaré d’entrée de jeu que l’UD refuserait sa signature si le solde net entre revalorisations et contreparties ne nous apparaissait pas suffisant et en adéquation avec les efforts consentis. Nous le répétons aujourd’hui, car nous attendons de la part des régimes d’assurance maladie qu’ils fassent encore des pas importants en direction de la profession. Mais nous voulons croire qu’une issue favorable sera possible en fin de période de négociation. C’est cet objectif qui mobilise désormais toutes nos forces.