Les moyens matériels les plus performants ne peuvent pas garantir une gestion efficace du risque infectieux s’ils sont associés à de mauvaises procédures ou à un manque de rigueur. Inversement, une bonne gestion des protocoles peut être effacée si le matériel est inadapté ou défectueux. Un bon contrôle du risque infectieux impose donc un bon matériel et de bons protocoles.

Dans sa publication « Informations et recommandations relatives aux petits stérilisateurs à la vapeur d’eau » (Télécharger), l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) s’est penchée sur les exigences auxquelles doivent satisfaire les dispositifs médicaux de stérilisation. L’Afssaps reprend la circulaire DGS du 14 mars 2001 (Télécharger) et il est maintenant admis que seuls les stérilisateurs à vapeur d’eau respectant la norme EN 13060, dit de classe B, permettent une exposition de 134° à la chaleur humide pendant 18 minutes .

Les stérilisateurs à chaleur sèche (poupinels) sont à bannir. Les stérilisateurs à vapeur chimique sont à éviter car jugés moins efficaces vis à vis du prion. De plus, ils utilisent du formaldéhyde (ou formol) qui a été reconnu en 2004 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) cancérogène pour l’homme (catégorie 1) (Télécharger). Certaines précautions doivent encadrer l’utilisation de ces appareils (aération des locaux, manipulation des produits).

L’utilisation correcte de l’autoclave garantira l’efficience de la stérilisation qui sera validée par des tests et par une traçabilité.

Mise à jour le Vendredi, 02 Avril 2010 14:06