L’utilisation d’amalgame dentaire implique l’utilisation de mercure et les cabinets dentaires doivent gérer le risque de pollution mercurielle pour l’environnement.

Les déchets d’amalgames dentaires ne doivent être ni abandonnés, ni rejetés dans le milieu naturel, le réseau d’assainissement ou les ordures ménagères, ni brûlés à l’air libre. Le praticien a la responsabilité de la gestion du risque mercuriel : installation d’un récupérateur de mercure, filière d’élimination des déchets.
Le risque est géré sur trois plans :

La vente de mercure en vrac est interdite, les praticiens ne peuvent plus utiliser que des capsules prédosées. Le risque de contamination aux vapeurs de mercure est ainsi grandement diminué.

La gestion des déchets secs d’amalgames dentaires (dépose d’amalgames, résidus des capsules, issus du récupérateur de l’unit) est codifiée par la loi.
L’installation sur les units de récupérateurs d’amalgame afin de gérer les déchets humides (mêlés au circuit d’élimination des eaux usées) est devenue également réglementée et obligatoire (avril 2001).

La contractualisation avec une société d’élimination des déchets mercuriels est obligatoire ainsi que la conservation pendant trois ans des bordereaux émis lors des opérations d’élimination.

Pour en savoir plus : l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) a publié deux documents en 2003, « Le risque mercuriel dans les cabinets dentaires : histoire ancienne ou futur proche ? » (Télécharger), « Exposition au mercure des assistantes dentaires » (Télécharger).

Mise à jour le Mardi, 03 Novembre 2009 15:40