Inscriptions d’anciens étudiants du CLESI au CDO 83 !

 

Comme l’ensemble de la profession, l’Union Dentaire a été plus qu’indignée en prenant connaissance de ces inscriptions.

Depuis des années, à côté des étudiants, les syndicats dentaires se sont mobilisés afin de lutter contre l’installation de PESSOA puis du CLESI. Toutes les actions possibles communes ont été menées : manifestations, réunions au Rectorat, avec le préfet et au Ministère des études supérieures.

Bien évidemment, l’UD participera à une action commune avec les autres syndicats.

Rappel des faits : une action commune en justice n’étant pas possible, chaque formation avaient intenté des actions judiciaires aboutissant à la fermeture de la branche formation odontologique du CLESI ( actualité du 27 Septembre 2016 ). Las, la justice ayant un rythme différent de la société,  des promotions avaient déjà quitté le CLESI pour se former notamment au Portugal lorsque la fermeture fut décidée. Nous savions alors que des praticiens obtiendraient un diplôme européen. Nul n’envisageait que bardés de ce diplôme non conforme aux obligations européennes ces praticiens reviendraient s’inscrire au CDO du Var.

Est-ce que dans l’attente et aussi en prévision de l’arrivée de praticiens diplômés européens, l’UD n’a rien fait. Evidemment, non :

Tout d’abord, avec le Conseil National de l’Ordre, auprès de députés européens, dont Mme Françoise GROSSETETE, nous avons essayé de faire évoluer la directive sur l’équivalence des diplômes : qu’elle ne soit plus uniquement basée sur un nombre d’heures de cours théoriques mais qu’elle intègre aussi de la formation clinique.

Ensuite nous avons travaillé avec les Universités, pour qu’une partie, et plus particulièrement le stage actif, s’impose à tout praticien désirant s’installer en France.

L’Assurance Maladie doit garantir à la population que les praticiens conventionnés sont des soignants efficaces : la négociation conventionnelle en cours sera l’occasion de remettre en cause l’absence de formation clinique de ces nouveaux praticiens. Mais, ce sera aussi l’occasion de combattre, au niveau de la question de la démographie, une discrimination qui pourrait s’instaurer à l’encontre uniquement des diplômés français : à savoir l’obligation de soigner dans des zones sous-dotées pendant quelques années.

Si la (re)certification est étudiée par le CNO, elle sous-entend une certification initiale afin de pouvoir exercer ; peut-être est-ce là une voie pour permettre d’imposer un minimum de qualités pratiques et matérielles afin de pouvoir prétendre à exercer en France . Il reste à en fixer les modalités.

Ce sont de multiples chantiers dans lesquels l’UD s’investit pleinement afin de défendre notre profession !